La victoire est comptable, mais le contenu laisse un goût d’inachevé. Si Arsenal a repris cinq points d’avance en tête de la Premier League grâce à son succès 2-1 contre Chelsea, la manière dont les hommes de Mikel Arteta ont géré leur avantage numérique soulève une analyse critique de la part d’une légende du club. Loin de l’euphorie du résultat, l’ancien buteur pointe une dynamique récurrente qui pourrait coûter cher dans la course au titre.
Le scénario semblait pourtant idéal pour les Gunners. Après l’ouverture du score de William Saliba et un but contre son camp de Piero Hincapie juste avant la pause, Arsenal a vu Jurrien Timber redonner l’avantage de la tête en seconde période. La tâche s’est encore simplifiée lorsque Pedro Neto, coupable d’une faute, a reçu un second carton jaune, laissant Chelsea à dix pour la septième fois de la saison en championnat.
Cependant, c’est précisément à cet instant que la machine s’est grippée. Au lieu de contrôler sereinement la fin de rencontre, Arsenal a subi. David Raya a dû s’employer face à Enzo Fernandez, Joao Pedro et Alejandro Garnacho pour préserver le score. Le gardien espagnol a même été battu dans le temps additionnel par Liam Delap, avant d’être sauvé par le drapeau de l’arbitre assistant signalant un hors-jeu.
**Une incapacité à tuer les matchs**
C’est cette fébrilité, paradoxale en supériorité numérique, qui interpelle Ian Wright. Pour l’ancien international anglais, le problème ne réside pas dans le résultat brut, mais dans la gestion psychologique des secondes périodes. Selon des propos relayés par *Complete Sports*, Wright s’inquiète de voir ce schéma se répéter après des scénarios similaires contre Brentford et Wolverhampton.
« Chelsea, une fois réduit à dix, a commencé à jouer. C’était inquiétant », a analysé Wright sur Premier League Productions. « Voir Arsenal montrer cette nervosité, ces tremblements dans les derniers instants des matchs… Ils doivent saisir les opportunités plus tôt pour pouvoir se relâcher à ce stade. »
L’analyse porte spécifiquement sur l’effondrement du contrôle du jeu après la pause, une tendance qui devient lourde. « Nous le voyons dans les secondes mi-temps, on peut atteindre Arsenal. Chelsea avait dix hommes, ce serait bien de savoir ce qui arrive à Arsenal en seconde période », insiste-t-il.
Si l’essentiel est assuré avec les trois points, la légende des Gunners reste prudente pour la suite de la saison : « Je suis heureux que le travail soit fait, mais je vais être nerveux pour le prochain match parce que j’ai encore vu cela en seconde période. »
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