Samedi après-midi, le FNB Stadium ne sera pas seulement le théâtre d’une rivalité historique entre les Kaizer Chiefs et Orlando Pirates. Pour l’un des acteurs sur la pelouse, ce sommet du football sud-africain résonne d’une manière bien plus intime. Alors que les Amakhosi traversent une zone de turbulences, Khanyisa Mayo s’apprête à disputer son premier Soweto Derby avec une mission qui dépasse le simple cadre sportif : honorer une dynastie lancée au début des années 2000.
Arrivé en début de saison en prêt du CR Belouizdad, l’attaquant de 27 ans porte sur ses épaules un patronyme vénéré par les supporters des « Glamour Boys ». Son père, Patrick Mayo, a écrit certaines des plus belles pages du club entre 2003 et 2007. Durant cette période dorée, l’ancien international a largement contribué à garnir l’armoire à trophées de Naturena, remportant deux titres de champion, deux Coca-Cola Cups, le SA Supa 8 et l’ABSA Cup. C’est avec cette histoire en tête que Khanyisa Mayo aborde ce choc, comme il l’a confié à Sportswire.
« C’est un privilège pour moi de venir représenter les Kaizer Chiefs », explique le buteur, conscient du poids de l’histoire. « C’est l’un des plus grands matchs que l’on puisse voir dans le football africain. Pour moi, il s’agit de poursuivre l’héritage que mon père a construit. Je me souviens de 2003, quand les Chiefs gagnaient contre Orlando Pirates, cette atmosphère est quelque chose de spécial. »
Ce baptême du feu intervient pourtant dans un contexte collectif délicat. La formation de Naturena reste sur deux contre-performances notables : une défaite face au Zamalek en Coupe de la Confédération de la CAF et un revers contre Stellenbosch en Betway Premiership. La pression est maximale sur l’effectif pour redresser la barre face à l’ennemi juré.
Pour Mayo, qui court toujours après son premier titre sous ses nouvelles couleurs, l’enjeu est double : aider son équipe à sortir de l’ornière et valider un rêve de gosse. « Nous avons grandi en regardant le Soweto Derby et nous voulions y jouer », rappelle-t-il. « Participer à ce match est l’une des plus grandes choses que l’on puisse accomplir en tant que footballeur. » Samedi, il ne s’agira plus de regarder les exploits paternels à la télévision, mais de tenter d’en reproduire l’impact sur le terrain.


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