Devant la multiplication des incidents lors des grands rassemblements, l’instance dirigeante de la lutte sénégalaise suspend sine die les deux piliers de la communication des promoteurs

Le folklore et l’effervescence qui précèdent les grands combats devront attendre. Alors que la saison bat son plein, le climat délétère observé lors des récents rassemblements a contraint les autorités sportives à revoir leur copie en matière de sécurité. La fête est désormais mise entre parenthèses pour garantir l’intégrité physique des acteurs.

La sanction est tombée par le biais d’une circulaire officielle diffusée hier. La Fédération Sénégalaise de Lutte (FSL) a décrété la suspension immédiate et « jusqu’à nouvel ordre » de tous les « face-à-face » et des séances d’« open-press ». Ces deux exercices, vitaux pour la montée en pression médiatique des combats et très prisés des amateurs, sont désormais proscrits à titre conservatoire. Cette directive s’applique sans distinction à l’ensemble des acteurs de la discipline : promoteurs, managers, entraîneurs, et bien entendu, les lutteurs eux-mêmes.

Cette décision radicale ne survient pas par hasard. Selon nos informations relayées par Lutte TV, l’instance dirigeante réagit directement à la multiplication des violences constatées ces dernières semaines. La circulaire fédérale pointe du doigt des « incidents regrettables observés au cours des derniers galas », soulignant que ces troubles à l’ordre public mettaient en péril la sécurité non seulement des athlètes et de leurs encadreurs, mais aussi celle du grand public.

Pour l’équipe dirigée par Bira Sène, il était urgent de siffler la fin de la récréation. L’objectif affiché est de préserver « l’image et la crédibilité de la lutte sénégalaise », actuellement ternies par ces débordements. La FSL estime que seules des « mesures fortes et responsables » permettront d’éviter une escalade supplémentaire et de restaurer la sérénité indispensable au bon déroulement des compétitions.

Cette pause forcée doit permettre, selon le communiqué, de « mieux organiser les prochains événements » en coordination étroite avec les forces de défense et de sécurité, dont le travail a par ailleurs été salué par la fédération. En attendant de nouvelles garanties sécuritaires, l’arène devra se contenter des combats, sans le spectacle des joutes verbales qui les précèdent habituellement.

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