Devant l’absence de son rival direct, le pensionnaire de Jambaar Academy limite volontairement ses déclarations à un seul rappel à l’ordre

Le grand rendez-vous de dimanche à l’Arène nationale approche, mais l’avant-match se joue déjà sur un terrain inattendu. Alors que les amateurs de lutte s’attendaient à une dernière joute verbale pour faire monter la pression, le plateau organisé ce mercredi par Jambaar Productions a offert une configuration singulière. Un seul des deux protagonistes a répondu à l’appel, transformant ce qui devait être un duel rhétorique en une tribune unilatérale où la gestion de l’événement a pris le pas sur l’analyse sportive.

Le contexte de ce face-à-face était pourtant connu de tous. Initialement prévu le 8 février, le rendez-vous a dû être reprogrammé en milieu de semaine pour se conformer aux nouvelles directives de la Fédération Sénégalaise de Lutte (FSL). Si cette modification de calendrier a pu perturber les agendas, elle a surtout abouti à une situation rare : l’absence visible de Tapha Tine face aux caméras.

Selon nos informations, relayant les propos tenus sur le plateau et rapportés par Wiw Sport, le camp du Géant du Baol aurait peu goûté ce changement de date. Une posture qui a laissé Franc seul sous les projecteurs pendant plus de deux heures. Loin de se laisser déstabiliser par cette chaise vide, le pensionnaire des Parcelles Assainies a tenu à recadrer le débat sur le professionnalisme attendu à ce niveau de compétition.

L’actualité de la lutte sénégalaise est souvent faite de rebondissements, mais Franc a insisté sur le respect des engagements. « Tapha Tine avait l’obligation de se présenter au Face à Face », a-t-il martelé, refusant que la responsabilité de ce report soit imputée aux organisateurs. Pour lui, la situation est claire : « Si le dernier face-à-face a été annulé, ce n’est pas la faute du promoteur encore moins de la Fédération. »

Cette absence a eu une conséquence directe sur le contenu de l’émission. Estimant qu’un débat technique nécessite deux interlocuteurs, Franc a pris une décision ferme concernant sa communication d’avant-combat. Il a catégoriquement refusé d’aborder les aspects tactiques ou de se projeter sur l’affrontement de dimanche. « Comme il n’est pas là, je ne peux donc pas parler du combat », a-t-il tranché, préférant renvoyer son adversaire à ses responsabilités plutôt que de meubler le vide.

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