92 ans. C’est le temps qu’il aura fallu à l’Égypte pour décrocher sa première victoire en phase finale de Coupe du monde. Les Pharaons, première sélection africaine à avoir disputé le tournoi en 1934, étaient jusque-là restés bloqués sur trois participations sans le moindre succès.
Le parcours avait souvent tourné court. En 1934, l’Égypte avait été sortie dès son entrée par la Hongrie, battue 4-2. En 1990, les Pharaons avaient pris deux points grâce à un nul contre les Pays-Bas puis un autre face à l’Irlande, avant une défaite 1-0 contre l’Angleterre lors du dernier match de groupe. En 2018, ils avaient perdu leurs trois rencontres, face à l’Uruguay, à la Russie puis à l’Arabie saoudite.
Cette fois, la série s’est arrêtée lundi avec un succès contre la Nouvelle-Zélande. Mostafa Zico a ouvert le score à la 58e minute, Mohamed Salah a doublé la mise à la 67e, puis Mahmoud Trezeguet a marqué à la 82e. Ce résultat prolonge le nul 1-1 obtenu contre la Belgique lors de la première journée.
Concrètement, l’Égypte compte 4 points et occupe la première place du groupe G devant la Belgique et l’Iran, crédités de 2 points chacun. Les Pharaons aborderont donc leur dernier match de groupe face aux Iraniens avec la possibilité de conserver leur rang en prenant au moins un point.
Autre élément relevé dans le récit publié par Sonapresse : même en cas de défaite lors de cette dernière rencontre, l’Égypte est déjà assurée de figurer parmi les huit meilleurs troisièmes qualifiés pour le second tour. Pour une sélection qui n’avait jamais gagné le moindre match au Mondial, le cap est déjà franchi.

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