En conclusion de ses travaux en Gambie, l’organisation dirigée par Abdoulaye Thiam transmet trois propositions de réforme dont une mesure stricte sur la présidence mondiale

La capitale gambienne a servi de cadre stratégique à une réorganisation majeure des instances du journalisme sportif continental. Réuni à Banjul pour son 8e congrès, l’AIPS Afrique a profité de la présence de décideurs politiques et de délégués venus de tout le continent pour définir une nouvelle feuille de route. Au-delà des discussions sur l’économie du sport ou le leadership féminin, cette assemblée générale a surtout abouti à l’adoption de textes fondateurs qui visent à modifier l’équilibre des pouvoirs au sein de la structure mondiale.

Durant trois jours, les travaux ont mobilisé des acteurs de premier plan, dont le Vice-président de la Gambie et plusieurs ministres des sports, notamment Khady Diene Gaye (Sénégal), Bakary Badjie (Gambie) et Kofi Iddie Adams (Ghana). Si les échanges ont permis de valider la modernisation visuelle de l’instance avec un nouveau logo et l’adoption formelle des statuts, c’est sur le terrain de la gouvernance internationale que les décisions les plus marquantes ont été actées.

Selon les éléments relayés par nos confrères de Wiw Sport, l’équipe dirigée par le président Abdoulaye Thiam, dont la confiance a été renouvelée, a validé trois propositions d’amendements destinées au prochain congrès mondial de l’AIPS à Lausanne. La mesure la plus significative concerne directement la tête de la pyramide : l’instance africaine demande officiellement une limitation à trois mandats pour le président de l’AIPS.

Cette volonté de réforme s’accompagne d’une exigence de souveraineté institutionnelle. Les textes adoptés proposent désormais que l’adhésion à l’AIPS Afrique soit un prérequis obligatoire avant toute reconnaissance par l’AIPS monde. De plus, le congrès souhaite que les représentants continentaux siégeant au comité exécutif mondial soient élus directement au niveau de leur section régionale, garantissant ainsi une légitimité accrue.

Sur le plan diplomatique, le congrès a choisi une ligne de prudence concernant la politique interne de l’instance mondiale. Face à une motion de soutien au candidat Gianni Merlo introduite par la Mauritanie, l’assemblée a opté pour la neutralité, recommandant l’impartialité de l’AIPS Afrique dans ce processus électoral. Le choix du pays hôte pour l’édition 2027 reste quant à lui en suspens et sera tranché en marge du rassemblement prévu en Suisse.

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