L’image avait marqué les esprits lors du huitième de finale de la CAN 2025 face au Mozambique. Au-delà de la qualification, c’est l’échange véhément sur la pelouse entre Victor Osimhen et Ademola Lookman qui avait retenu l’attention des observateurs. Alors que le tournoi est désormais derrière eux, le sélectionneur des Super Eagles, Éric Chelle, est revenu sur cet épisode pour en dévoiler les coulisses et la résolution.
La scène, visible de tous, traduisait une frustration immédiate. Selon les précisions apportées par le technicien franco-malien au micro de l’émission After Foot RMC, et relayées par notre confrère Complete Sports, le désaccord était d’ordre purement tactique. « Sur le terrain, il y a eu une discussion avec Lookman. Victor lui a dit : ‘On doit arrêter de jouer devant le but’. Les choses se sont un peu échauffées, une petite altercation », confie le sélectionneur. Cet incident, survenu en plein match, laissait craindre une fracture au sein du duo offensif nigérian.
Cependant, la gestion de cet événement en interne révèle la dynamique réelle du groupe. Loin de sanctionner ou de convoquer une réunion de crise, le staff technique a opté pour une approche différente. Éric Chelle explique que la tension est retombée naturellement, sans interférence hiérarchique : « À la fin du match, il est rentré énervé ; il avait besoin de temps pour se calmer. Une fois calmé, il est redevenu le Victor que nous connaissons. Ce qui se passe dans le vestiaire reste dans le vestiaire. Je n’ai même pas eu besoin d’intervenir. Nous sommes rentrés à l’hôtel, ils en ont discuté, et c’était fini. »
Pour le patron des Super Eagles, cet épisode ne doit pas être interprété comme un signe de faiblesse, mais plutôt comme la preuve de l’exigence de haut niveau qui habite ses joueurs. Il a tenu à rappeler qu’il n’a jamais été question d’écarter l’attaquant de Naples pour le quart de finale contre l’Algérie. Au contraire, Chelle voit dans cette friction l’expression de deux tempéraments de gagneurs.
« Devant le but, ces deux gars sont de très haut niveau », analyse-t-il. « Cette tension aurait presque du sens quand on parle de deux attaquants obsédés par le but. Victor est une machine. S’il ne fait pas ses exercices spécifiques d’attaquant, s’il ne marque pas à l’entraînement, ça le rend fou. Il veut tout gagner. Pour lui, ce n’est pas une fête foraine. Lookman est pareil, mais plus calme. » Une mise au point qui confirme que l’entente technique entre les deux fers de lance du Nigeria reste une priorité pour l’avenir de la sélection.
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