Face à la répétition des mêmes erreurs tactiques, le management des Stormers identifie le seul levier capable de sauver une saison en péril

La trajectoire des Stormers en United Rugby Championship (URC) prend une tournure inquiétante. Alors qu’elle dominait le classement il y a encore deux semaines, la formation du Cap traverse une zone de turbulences marquée par une troisième défaite en quatre rencontres toutes compétitions confondues. Battus une nouvelle fois par les Sharks, les hommes de John Dobson ont pourtant eu le match en main avant de s’effondrer, provoquant une réaction tranchée de leur encadrement technique sur les causes profondes de cette série noire.

L’analyse de la rencontre révèle un scénario cruel pour les Captoniens. Nantie d’une avance de dix points en seconde période, l’équipe n’a pas su verrouiller le résultat, laissant les Sharks revenir et s’imposer. Pour John Dobson, le directeur du rugby, le problème dépasse la simple faillite technique. Selon les propos rapportés par Sportswire, le technicien pointe une incapacité chronique à retenir les leçons du passé récent : « Le plus frustrant est que tout ce qui a mal tourné la semaine dernière a de nouveau mal tourné cette semaine, à l’exception de l’entame de chaque mi-temps. »

Le diagnostic posé par le staff est sans appel : c’est la discipline qui fait défaut. Les Stormers ont concédé davantage de pénalités que lors de leur précédente confrontation, offrant des munitions territoriales à leurs adversaires. Bien que l’équipe ait viré en tête à la pause, Dobson admet volontiers que cette position était flatteuse au regard de la physionomie du match. « Donner des pénalités et avoir des problèmes de discipline, ce sont des choses que nous devons régler », insiste-t-il, avant de livrer le fond de sa pensée : « Il doit y avoir un changement de comportement. »

Cette notion de comportement revient avec insistance dans le discours de l’entraîneur. La double confrontation face au même adversaire offrait une opportunité idéale de correction immédiate, une occasion manquée qui pèse lourd dans l’analyse. « Nous avons vu ce qui n’allait pas et pensions l’avoir corrigé. C’est notre échec à améliorer ce que nous avons mal fait la semaine dernière qui pose problème », concède Dobson. Au-delà des fautes directes, c’est l’incapacité à répondre sous la pression et le manque de réalisme, notamment sur les ballons portés près de la ligne adverse, qui sont visés.

La chute au classement est la conséquence directe de ces errances. Désormais troisièmes et sous la menace de leurs poursuivants, les Stormers voient leur statut de favoris s’effriter. L’équipe bénéficie maintenant d’une trêve de trois semaines, un laps de temps que le staff juge crucial non seulement pour la récupération physique, mais surtout pour opérer cette mutation mentale réclamée. Le prochain test, prévu le 28 février à l’Ellis Park contre les Lions, servira de révélateur pour savoir si le message sur la rigueur comportementale a été entendu.


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