La tension reste vive autour de la double confrontation européenne entre Benfica et le Real Madrid. Alors que l’aspect sportif a été relégué au second plan suite aux incidents survenus lors du match aller, Jose Mourinho est monté au créneau pour clarifier sa position. L’entraîneur portugais a posé un cadre strict concernant l’avenir de Gianluca Prestianni, actuellement sous le coup d’une enquête des instances continentales.
Le technicien n’a laissé aucune place à l’ambiguïté concernant les accusations d’abus racistes portées contre son joueur à l’encontre de Vinicius Junior. Dans des propos relayés par notre source Complete Sports, le « Special One » a affirmé son opposition totale à toute forme de discrimination, liant directement le futur de Prestianni au verdict des investigations en cours.
« Si mon joueur n’a pas respecté ces principes, qui sont les miens et ceux de Benfica, alors sa carrière avec un entraîneur nommé Jose Mourinho et dans un club nommé Benfica prendra fin », a tranché l’entraîneur. Il a ajouté une dimension personnelle à cet avertissement : « S’il est effectivement coupable, je ne le regarderai plus jamais de la même façon qu’avant, et avec moi, c’est fini. »
**Une enquête de l’UEFA en cours**
L’incident remonte à la manche aller des barrages de la phase à élimination directe de la Ligue des Champions. Après avoir ouvert le score et célébré devant les supporters lisboètes, Vinicius Junior a été confronté par Gianluca Prestianni. Ce dernier aurait remonté son maillot sur sa bouche avant de s’adresser au Brésilien. L’attaquant madrilène s’est immédiatement dirigé vers l’arbitre de la rencontre, François Letexier, qui a interrompu le match et croisé les bras pour activer le protocole antiracisme de la FIFA.
Prestianni, qui nie fermement les allégations, fait l’objet d’une procédure ouverte par l’UEFA. Il a d’ailleurs été suspendu pour le match retour à Madrid, Benfica ayant vu son appel rejeté. S’il est reconnu coupable, le joueur risque une longue suspension sportive, en plus de la sanction interne promise par son entraîneur.
**La présomption d’innocence comme garde-fou**
Mourinho a toutefois tenu à nuancer son propos en rappelant les droits de son joueur tant que la culpabilité n’est pas établie. « Je ne suis pas un érudit, mais je ne suis pas ignorant non plus. La présomption d’innocence est un droit humain, n’est-ce pas ? Je dois mettre beaucoup de ‘si’ devant cela », a précisé le coach.
Il a également évoqué l’histoire du club pour rejeter toute étiquette raciste collée à l’institution : « J’ai dit [à Vinicius], la plus grande personne de l’histoire de ce club, Eusebio, était noire. Ce club est tout sauf raciste. » Le verdict de l’instance européenne est désormais attendu pour sceller le sort sportif et contractuel du jeune joueur.
0 Commentaires
Soyez le premier à commenter cet article.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.