Manchester City a réussi un coup double à Anfield : renverser Liverpool au tableau d’affichage et réduire l’écart comptable avec la tête du classement. Mais là où les joueurs percevaient ce choc comme une finale pour la survie, l’entraîneur catalan a tenu un discours beaucoup plus nuancé, tourné vers une exigence de jeu impérative pour les treize dernières journées.
La victoire obtenue grâce aux réalisations de Bernardo Silva et Erling Haaland permet aux Citizens de revenir à six longueurs d’Arsenal, vainqueur de Sunderland samedi. Ce résultat offre une bouffée d’oxygène mathématique, mais Pep Guardiola refuse de céder à l’euphorie. Selon des propos relayés par Hayters, le technicien estime que le niveau actuel de son équipe reste insuffisant pour déloger les Gunners de la première place.
« J’ai le sentiment que si nous nous améliorons un petit peu, juste un petit peu, ce ne sera pas assez pour rivaliser avec Arsenal », a averti Guardiola. Pour l’entraîneur, la seule stratégie viable consiste à maintenir une pression constante : « Tout ce que nous pouvons faire, c’est leur souffler dans le cou, être là et essayer d’exploiter la moindre erreur s’ils s’endorment. »
Une divergence de perception avec le vestiaire
Cette approche mesurée contraste avec la tension qui régnait au sein de l’effectif avant la rencontre. Bernardo Silva a confié après le match que les joueurs avaient le sentiment qu’une défaite face à Liverpool aurait définitivement scellé leurs espoirs de titre. Une vision fataliste que Guardiola a tenu à tempérer.
« Ils ne m’ont pas dit ça », a réagi l’Espagnol. « Je suis peut-être plus optimiste qu’eux. Est-ce qu’Arsenal va perdre plus de trois ou quatre matchs ? Probablement pas. Mais en football, on ne sait jamais. Bien sûr, six points, c’est mieux que neuf, mais c’est encore beaucoup compte tenu de la force d’Arsenal dans tous les domaines. »
Le calendrier et les retours comme clés de la fin de saison
Au-delà de l’aspect comptable, Guardiola insiste sur la complexité des treize dernières journées, notamment face aux équipes luttant pour leur maintien. « C’est un problème quand vous jouez les derniers matchs contre des équipes qui se battent pour ne pas descendre. Elles jouent leur vie », a-t-il souligné, rappelant également la différence de fraîcheur physique entre son équipe, engagée sur tous les fronts, et un Liverpool qui a eu une semaine complète pour préparer le choc.
Pour tenir la cadence imposée par le leader, Manchester City pourra compter sur le retour progressif de ses forces vives. Ruben Dias est de retour, tandis que John Stones est également disponible. Savinho et Jeremy devraient quant à eux revenir prochainement, offrant à Guardiola des options supplémentaires pour aborder le sprint final en Premier League, en FA Cup et en Ligue des Champions.
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