Le niveau d’influence de Rodri sur le jeu de Manchester City n’est plus à démontrer, mais sa forme actuelle suscite des interrogations légitimes depuis plusieurs semaines. Alors que le milieu de terrain espagnol peine à retrouver la plénitude de ses moyens physiques, son entraîneur a tenu à clarifier la situation en endossant la responsabilité de cette méforme persistante.
L’origine du problème remonte à la gestion de sa réathlétisation. Victime d’une lésion ligamentaire au genou en septembre 2024, l’année même de son sacre au Ballon d’Or, le joueur de 29 ans avait repris la compétition en mai dernier. Un retour aux affaires que Pep Guardiola juge aujourd’hui prématuré avec le recul. Selon les propos relayés par nos confrères de Complete Sports, le technicien catalan admet que l’impatience du staff et du club a pesé lourd dans la balance.
« Il est revenu trop tôt », a concédé Guardiola. « Notre désir de le récupérer, lui en particulier, a fait qu’il est revenu trop tôt, et c’est pourquoi cela a pris plus de temps par la suite. C’est une bonne leçon. » Cette précipitation a eu des conséquences directes sur la saison en cours, durant laquelle l’Espagnol a également manqué une partie des rencontres en raison d’une blessure aux ischio-jambiers.
L’entraîneur des Citizens a souligné les différences physiologiques entre ses joueurs pour expliquer cette erreur d’appréciation. « Les êtres humains ont un temps de récupération. Il y a des joueurs qui peuvent récupérer plus tôt, comme Bernardo (Silva) par exemple ou Phil (Foden), et d’autres ont besoin de plus de temps », a-t-il détaillé. Il note toutefois une amélioration progressive : « Ce n’est pas encore son meilleur niveau, mais son humeur, ses entraînements et son jeu s’améliorent à chaque fois. »
Cette mise au point intervient alors que l’avenir contractuel du joueur devient un sujet d’actualité. Le bail de Rodri à l’Etihad Stadium expire l’été prochain. Interrogé sur sa volonté de voir son métronome prolonger l’aventure, alors que le club est engagé sur tous les fronts, Guardiola s’est montré catégorique : « Je l’aimerais désespérément. Rodri est Rodri. Avec l’âge, il est plus sage, il comprend mieux le jeu. »
Pour le manager, l’importance de l’ancien joueur de l’Atlético Madrid dépasse le simple cadre tactique. « Il y a des joueurs qui se définissent sur les grandes scènes, dans les difficultés, et Rodri est l’un d’eux, comme beaucoup de ceux que j’ai eus par le passé. Vous ne pouvez pas accomplir ce que nous avons accompli si vous n’avez pas de grandes personnalités. »
0 Commentaires
Soyez le premier à commenter cet article.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.