Le Maroc peut-il encore surprendre la planète football comme en 2022, alors que tout le monde l’attend désormais au tournant ? C’est toute la tension qui entoure les Lions de l’Atlas avant le Mondial 2026, quelques semaines avant leur entrée en lice dans une compétition où leur statut a profondément changé.
Demi-finaliste historique au Qatar puis quatrième de la Coupe du monde 2022, la sélection marocaine n’avance plus dans l’ombre. Comme le rappelle Snrtnews, elle figure désormais parmi les nations respectées, avec une première affiche face au Brésil le 13 juin dans le groupe C, avant l’Écosse le 19 juin puis Haïti lors du dernier match de poules. Là où l’équipe de Walid Regragui avait profité d’une forme de liberté en 2022, elle devra cette fois composer avec une attente beaucoup plus forte.
Cette évolution est au cœur de l’analyse livrée par Hassan Moumen, ancien sélectionneur du Maroc, qui insiste sur le changement de contexte après l’épopée qatarie. Il estime que le premier enjeu sera psychologique, puisque les joueurs devront gérer une pression nouvelle dans une phase de transition marquée par le départ de Walid Regragui et l’arrivée de Mohamed Ouahbi. Le technicien évoque aussi l’importance de profils comme Achraf Hakimi et Nayef Aguerd, dont le poids dans le vestiaire peut compter autant que leur apport sur le terrain.
Concrètement, cela signifie que le Maroc devra répondre à une contradiction forte : son parcours de 2022 lui a donné une crédibilité mondiale, mais cette reconnaissance enlève aussi l’effet de surprise qui avait accompagné son ascension. Chaque adversaire préparera désormais son plan contre les Lions de l’Atlas avec davantage de prudence, ce qui oblige le staff à anticiper des scénarios plus variés.
Sur le plan tactique, l’autre implication est claire. Hassan Moumen souligne que le Maroc a parfois souffert après 2022 contre des blocs bas, ce qui impose plus de souplesse dans les choix de jeu. Face au Brésil, une approche plus défensive peut se dessiner, mais l’idée centrale reste la capacité à changer rapidement de registre. Pour un public africain, l’enjeu dépasse d’ailleurs le seul cas marocain : après avoir ouvert une porte historique au football du continent en Coupe du monde, les Lions de l’Atlas doivent maintenant prouver qu’ils peuvent durer au sommet sans l’élan de la surprise.

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