Historiquement contrarié dans cette enceinte, le champion en titre doit s’en remettre à ses recrues hivernales pour éviter le piège du 14e

C’est un déplacement périlleux qui attend Manchester City ce dimanche 1er février 2026. Dans la course effrénée au titre qui les oppose à Arsenal, les hommes de Pep Guardiola se rendent au Tottenham Hotspur Stadium, une enceinte qui, malgré les difficultés actuelles de son locataire, demeure une forteresse difficile à prendre pour les Skyblues. L’enjeu dépasse les simples trois points : il s’agit de maintenir la pression sur le leader tout en brisant une dynamique historique défavorable.

Si la logique du classement désigne un favori clair, la réalité du terrain pourrait s’avérer bien plus complexe. Tottenham traverse certes une zone de turbulences majeure, pointant à une inquiétante 14e place en Premier League. L’équipe dirigée par Thomas Frank reste sur une série de cinq matchs sans victoire en championnat, dont un nul laborieux (2-2) arraché in extremis face à Burnley grâce à Cristian Romero. Pourtant, c’est précisément dans ce contexte de crise que les Spurs pourraient redevenir la bête noire de City.

Une lecture attentive des confrontations récentes révèle une anomalie statistique frappante. Sur les douze dernières rencontres de championnat entre les deux clubs, Tottenham s’est imposé à sept reprises. Plus significatif encore, les Spurs ont déjà battu City 2-0 à l’Etihad plus tôt cette saison. Aucune autre équipe en Angleterre ne possède un tel bilan face aux troupes de Guardiola (10 victoires au total, à égalité avec Liverpool et Manchester United). Ce levier psychologique constitue l’atout majeur des Londoniens pour ce choc.

Pour contrer cette malédiction, Manchester City arrive avec une dynamique retrouvée et des visages nouveaux. Après un début d’année poussif, les champions en titre viennent d’enchaîner deux succès convaincants, dont une victoire 2-0 contre Wolverhampton. Cette rencontre a mis en lumière l’adaptation express de l’attaquant ghanéen Antoine Semenyo. Buteur le week-end dernier, la recrue hivernale est annoncée titulaire sur le flanc gauche, apportant une percussion qui pourrait s’avérer décisive face à une défense des Spurs privée de Micky van de Ven, incertain, et de Pedro Porro, blessé pour quatre semaines.

La rencontre aura également une forte résonance pour le public africain. Outre Semenyo, le latéral algérien Rayan Aït-Nouri devrait débuter dans le couloir gauche de la défense des Citizens, profitant des nombreuses absences dans l’arrière-garde mancunienne (Ruben Dias, Josko Gvardiol). Côté Tottenham, le milieu sénégalais Pape Matar Sarr est attendu dans l’entrejeu pour tenter d’endiguer les vagues adverses, tandis que le Ghanéen Mohammed Kudus figure toujours sur la longue liste des absents de longue durée.

Selon nos informations relayées par *Complete Sports*, Thomas Frank devra composer avec une infirmerie pleine, incluant également Bentancur et Richarlison, pour espérer reproduire la performance du match aller. Pour City, l’objectif est clair : revenir à un point d’Arsenal et prouver que l’apport des recrues comme Semenyo et Rayan Cherki suffit à compenser les fragilités défensives actuelles.

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