Nommé officiellement à la tête de l’équipe première, Habib Bèye a dirigé sa première conférence de presse dans un contexte d’urgence, à la veille du déplacement de l’Olympique de Marseille au stade Francis Le-Blé. Alors que les Phocéens s’apprêtent à défier le Stade Brestois pour le compte de la 23e journée de Ligue 1, le technicien sénégalais a dû répondre aux interrogations concernant la rapidité de son ascension.
Le retour de l’ancien défenseur dans la cité phocéenne, cette fois dans le costume d’entraîneur, marque une transition symbolique forte. « Je suis très heureux d’être ici. Vous connaissez l’attachement que j’ai pour ce club », a déclaré Habib Bèye, relayé par Wiw Sport. Toutefois, le nouveau coach a immédiatement insisté sur la nécessité de dépasser l’aspect émotionnel pour se concentrer sur l’efficacité immédiate, malgré un temps de préparation extrêmement réduit.
p>Avec seulement quarante-huit heures pour préparer cette rencontre cruciale, l’impact du nouveau staff reste, de l’aveu même de l’intéressé, « limité ». L’ancien capitaine de l’OM a précisé que le travail a consisté à influencer ce qui pouvait l’être sur un laps de temps aussi court, avant une période plus propice qui s’ouvrira après le match. « On aura plus de temps en Espagne et c’est une bonne chose pour le club et le staff pour connecter avec les joueurs et apprendre à se connaître », a-t-il indiqué.
La réponse sur la légitimité
Au-delà de la gestion de l’urgence, la question de l’expérience a rapidement été soulevée. Interrogé sur le timing de son arrivée et sa capacité à supporter la pression d’un tel poste, Habib Bèye a rejeté l’idée d’une étape prématurée. « Il n’y a pas de moment, pas de timing, pas d’épaules assez larges », a tranché le technicien.
Pour justifier sa légitimité, l’entraîneur s’est appuyé sur la construction méthodique de son parcours dans les échelons inférieurs. « Je me suis construit dans le temps et j’ai acquis l’expérience en National. Je ne me suis pas posé la question à savoir si je dois prouver quelque chose à qui que ce soit. Si je suis là, c’est parce que j’ai travaillé pour être là », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il s’agit d’une nouvelle étape de sa carrière qu’il lui faudra « assumer ».
Un diagnostic rassurant sur l’effectif
Concernant l’état des troupes, le successeur sur le banc marseillais a tenu à distinguer la situation actuelle de ses expériences passées. Refusant le terme de crise profonde, il a posé un diagnostic clair sur le groupe à sa disposition : « Je suis prêt oui, car je ne considère pas que l’équipe soit malade. Dans mon précédent club, je suis arrivé dans une dynamique très négative et nous avons réussi à changer les choses. Je pars du principe qu’ici, il y a une grande volonté de travailler. »
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