Invaincu contre dos au mur : la stratégie de survie imposée à Tapha Tine pour éviter le scénario catastrophe

C’est une opposition de styles radicale qui attend les amateurs de lutte ce dimanche à l’Arène nationale. Sous la houlette de Mansour Ba et Jambaar Productions, le duel entre Tapha Tine et Franc ne se résume pas à une simple affiche de gala : il représente un tournant critique pour la hiérarchie de la lutte avec frappe. Si l’un arrive avec la confiance d’une invincibilité historique, l’autre joue, selon les observateurs, sa survie au plus haut niveau.

Pour le « Géant du Baol », l’enjeu dépasse la simple victoire. Marqué par sa défaite contre Balla Gaye 2 le 24 juillet 2024, qui a stoppé net une série de quatre succès, Tapha Tine se trouve à la croisée des chemins. Une nouvelle contre-performance compromettrait durablement ses ambitions de titre de Roi des arènes, tandis qu’un succès le relancerait immédiatement dans la course. Mais pour y parvenir, il doit résoudre une équation tactique complexe posée par son adversaire.

Selon les analyses relayées par Lutte TV, la clé du combat réside dans la gestion de la distance. Franc, surnommé le « Ndiago Or », impose un rythme effréné. Fort de ses 15 victoires en autant de sorties — une performance rare qui surpasse les débuts de carrières de légendes comme Yékini ou Modou Lô —, le pensionnaire des Parcelles Assainies privilégie l’attaque rapide. Sa stratégie est constante : réduire la distance, saisir l’adversaire et enchaîner les prises techniques pour abréger le combat.

Face à cette explosivité, Tapha Tine doit impérativement imposer son propre tempo. Contrairement à Franc, le lutteur du Baol n’est pas un adepte des combats éclairs. Sa force réside dans l’usure et la bagarre pure. Pour espérer l’emporter, il doit éviter le corps-à-corps immédiat que cherchera Franc. Sa seule option viable, d’après les spécialistes, consiste à utiliser son allonge pour toucher violemment son adversaire à distance.

Le plan de jeu du Géant du Baol repose donc sur sa capacité à blesser Franc par des coups de poing précis avant d’envisager la moindre action de lutte pure. C’est cette « bagarre » préalable qui pourrait créer la brèche nécessaire pour un plaquage ou, à défaut, mener à une victoire sur décision médicale. Toute autre approche qui accepterait la proximité physique dès le coup de sifflet exposerait Tapha Tine à la technicité redoutable de celui qui a déjà épinglé Bombardier, Eumeu Sène et Ama Baldé à son tableau de chasse.

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