« Je n’apprécie pas de gagner comme ça » : la solution technologique réclamée par l’entraîneur des Golden Arrows après la controverse

La qualification est acquise, mais le sentiment de malaise prédomine sur le banc des vainqueurs. Alors que les Golden Arrows ont validé leur billet pour les quarts de finale de la Nedbank Cup en écartant Stellenbosch (1-0) au King Zwelithini Stadium, la rencontre reste marquée par une décision arbitrale litigieuse qui a fait basculer le sort du match. Loin de se réjouir aveuglément de ce coup du sort, l’entraîneur Manqoba Mngqithi a profité de la conférence de presse pour pointer du doigt une carence structurelle du football sud-africain.

**Un tournant en quelques secondes**

Tout s’est joué en seconde période. Sur une action offensive de Stellenbosch, un centre de Langelihle Phili a heurté la main tendue du défenseur Ayanda Jiyane dans la surface de réparation. Malgré les protestations véhémentes du banc de Gavin Hunt, l’arbitre n’a pas bronché. La sanction a été double pour les visiteurs : dans la foulée de cette action litigieuse, les Golden Arrows ont profité du flottement pour inscrire l’unique but de la rencontre par l’intermédiaire d’Angelo van Rooi.

Interrogé par nos confrères de Sportswire après la rencontre, Manqoba Mngqithi a refusé de se cacher derrière le résultat brut. « Pour être honnête, je n’ai pas bien vu l’action sur le moment », a admis le technicien. « Mais la réalité, c’est que je n’apprécie pas de gagner un match avec de tels problèmes. Nous devons être capables de gagner sans ces polémiques. »

**Le décalage physique entre joueurs et arbitres**

Plutôt que d’accabler l’homme en noir, l’entraîneur des Arrows a soulevé une problématique physiologique. Selon lui, la vitesse du jeu moderne a dépassé les capacités de l’œil humain, surtout dans un contexte où les officiels ne bénéficient pas du même statut professionnel que les athlètes.

« Le jeu est devenu trop rapide », analyse Mngqithi. « Pour prendre certaines décisions, vous avez besoin de la technologie car la vitesse des actions sera toujours supérieure à celle des arbitres. » Il pointe notamment le différentiel de préparation entre les acteurs : alors que les joueurs suivent des programmes quotidiens de conditionnement, de vitesse et de nutrition, les arbitres de la SAFA (Fédération sud-africaine) ne sont pas employés à temps plein.

« C’est injuste d’attendre des arbitres qu’ils courent comme des joueurs professionnels », poursuit-il. « Quand vous regardez la vitesse d’équipes comme Orlando Pirates ou Kaizer Chiefs, quel officiel a la capacité physique de suivre le rythme et d’être aligné avec l’avant-dernier défenseur ? »

**L’appel à l’assistance vidéo**

Pour le technicien, la solution ne réside pas dans la critique des hommes, mais dans l’apport de l’outil vidéo. Il estime que l’introduction du VAR (Assistance vidéo à l’arbitrage) est devenue une nécessité impérieuse pour protéger l’intégrité des résultats.

« C’est probablement la raison pour laquelle nous avons besoin du VAR », a-t-il conclu. « Lorsqu’il y a une erreur de jugement, si vous avez le VAR, vous pouvez revoir l’action car l’officiel était peut-être masqué ou en retard. Cela permettrait de trancher objectivement : hors-jeu ou pas, penalty ou pas, carton rouge ou pas. »

Les Golden Arrows connaîtront leur prochain adversaire lors du tirage au sort prévu ce lundi, mais le débat sur l’arbitrage, lui, reste ouvert.


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