« Je ne veux plus entendre cette question » : la mise au point glaciale qui scelle l’avenir de la prochaine édition

La rumeur enflait depuis plusieurs semaines, alimentée par les retards logistiques supposés et les inquiétudes sur les infrastructures. Face à la persistance des bruits de couloir évoquant un retrait de l’organisation ou un report à 2028, le président de la Confédération Africaine de Football (CAF) a profité de sa présence en Tanzanie pour taper du poing sur la table. Le message est passé : le plan initial ne bougera pas d’un iota.

Patrice Motsepe n’a laissé aucune place à l’interprétation. Alors que le trio Kenya-Ouganda-Tanzanie fait l’objet d’un examen minutieux quant à sa capacité à livrer les stades à temps, le dirigeant sud-africain a tenu à couper court aux spéculations avec une fermeté inhabituelle. Selon des propos rapportés par *Complete Sports*, le patron du football africain a exigé que le débat sur la localisation du tournoi cesse immédiatement.

« Je sais que la CAN aura lieu ici, donc je ne veux plus entendre cette question de savoir si la CAN se jouera en Afrique de l’Est ou si elle sera retirée », a martelé Motsepe face aux médias tanzaniens avant même le début de son point presse officiel. Une sortie médiatique qui vise à sécuriser les investisseurs et les comités locaux d’organisation, souvent fragilisés par l’incertitude.

**La confiance maintenue malgré les « défis »**

Si le président de la CAF affiche une telle assurance, ce n’est pas par déni des réalités. Il reconnaît explicitement l’existence d’obstacles logistiques, mais refuse que ces difficultés servent d’arguments pour délocaliser la compétition. « Nous comprenons qu’il puisse y avoir plusieurs défis, mais il est important que nous nous fassions confiance et que nous nous soutenions en tant qu’Africains, car c’est possible », a-t-il précisé.

L’instance dirigeante maintient donc sa feuille de route : la CAN 2027 se tiendra bien en Afrique de l’Est, aux dates prévues, écartant définitivement l’hypothèse d’un glissement vers 2028. Motsepe a insisté sur le fait que ce tournoi a vocation à être « l’un des meilleurs et des plus uniques jamais organisés en Afrique ».

**L’engagement politique comme garantie**

Pour verrouiller ce dossier, la CAF s’appuie sur des garanties étatiques au plus haut niveau. Patrice Motsepe a souligné l’implication directe des trois chefs d’État concernés : Samia Suluhu (Tanzanie), Yoweri Museveni (Ouganda) et William Ruto (Kenya). Ce dernier a d’ailleurs récemment publié une vidéo confirmant que son pays était prêt à accueillir l’événement, un geste de communication politique que la CAF ne prend pas à la légère.

« La CAF ne prend pas leur engagement pour acquis », a conclu Motsepe, renvoyant la balle dans le camp des pays hôtes qui n’ont désormais plus le droit à l’erreur.

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