La demi-finale retour de la Carabao Cup a livré son verdict avec la qualification d’Arsenal pour la finale, mais l’analyse d’après-match se concentre moins sur le vainqueur que sur la prestation du vaincu. Alors que l’enjeu exigeait une intensité maximale pour renverser la situation, le visage montré par Chelsea lors de cette rencontre décisive suscite de vives réactions outre-Manche.
Les Gunners ont validé leur ticket grâce à une réalisation tardive de Kai Havertz dans les arrêts de jeu, scellant une victoire 1-0 et un score cumulé de 4-2. Pourtant, c’est l’approche tactique et mentale des Blues qui retient l’attention. Nécessitant impérativement un but pour espérer prolonger le suspense après un match aller spectaculaire, l’équipe visiteuse a opté pour une stratégie conservatrice qui a laissé les observateurs perplexes.
Selon les propos relayés par Complete Sports via Sky Sports, Paul Merson n’a pas caché sa stupéfaction face au spectacle proposé. L’ancien milieu de terrain d’Arsenal juge sévèrement le manque d’initiative des joueurs de Chelsea à un tel niveau de compétition. « Je suis abasourdi. Je n’arrive pas à croire ce que je viens de regarder », a-t-il déclaré, soulignant le décalage entre le statut de l’effectif et sa production sur le terrain.
Pour le consultant, voir une équipe composée de champions du monde évoluer avec autant de retenue est incompréhensible. « Chelsea n’est pas une équipe du bas de tableau. Ils ont des vainqueurs de Coupe du Monde », a-t-il martelé. Merson pointe du doigt une équipe qui a joué « en seconde vitesse » alors qu’elle disputait une demi-finale de coupe.
L’analyse se porte également sur la détresse affichée par certains joueurs au coup de sifflet final, notamment Wesley Fofana. Pour Paul Merson, cette tristesse est paradoxale au vu de l’engagement fourni durant les quatre-vingt-dix minutes : « Fofana pleure. Il devrait pleurer parce qu’ils n’ont jamais vraiment tenté leur chance. Ils sont sortis par la petite porte. »
L’ancien international anglais conclut son propos en regrettant l’absence de panache des Blues, estimant qu’une défaite est acceptable si elle survient après avoir tout tenté, ce qui, selon lui, n’a pas été le cas lors de cette confrontation à l’Emirates. « S’ils avaient perdu 3-0 mais en multipliant les tirs […] c’est ainsi. Mais là, ils n’ont pas essayé. »
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