Comment une finale de Ligue des champions CAF peut-elle laisser autant de place à la controverse malgré un résultat clair sur le terrain ? À Pretoria, Mamelodi Sundowns a pris une courte avance face à l’AS FAR de Rabat en s’imposant 1-0 lors de la manche aller. Mais au-delà de ce succès sud-africain, ce sont surtout l’arbitrage et les défaillances autour de la VAR qui ont marqué les esprits avant le retour prévu à Rabat.
Le seul but du match est venu d’Aubrey Modiba à la 37e minute, sur coup franc, après une faute sur Tashreeq Matthews. Les Sud-Africains ont ensuite gardé la main sur la rencontre sans réussir à faire le break, malgré plusieurs interventions d’Ahmed Reda Tagnaouti et un autre coup franc, signé Mokoena, repoussé par le poteau en fin de partie. Au milieu de cette séquence, Yenisafak raconte aussi une interruption d’environ vingt à vingt-cinq minutes avant la seconde période, lorsque l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala a informé les deux capitaines que la VAR ne fonctionnait plus.
L’AS FAR a contesté cette situation et a tardé à reprendre le jeu, dans un contexte déjà tendu autour de la désignation de Ndala pour cette finale. La seconde période s’est finalement disputée sans assistance vidéo. Des incidents ont aussi été signalés dans le secteur des supporters marocains, avec des accusations visant les forces de l’ordre sud-africaines. À cela s’ajoutent des critiques sur l’état de la pelouse du Loftus Versfeld Stadium. Sportivement, Mamelodi garde donc un léger avantage avant le retour du 24 mai à Rabat, mais cette finale pose déjà une question plus large sur l’image et la crédibilité de la CAF dans un rendez-vous majeur du football africain.

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