Le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, a ordonné le déploiement de troupes fédérales pour renforcer la sécurité de l’État du Salvador, au nord-est du pays. Cette décision fait suite à une série d’attaques contre des membres des forces de l’ordre, perpétrées le 14 octobre par des criminels lourdement armés.
Deux policiers militaires et une policier civile ont été tués dans ces attaques. À la suite de cet incident, les forces de police ont été déployées dans toute la région pour traquer les criminels responsables des tirs.
Dans une déclaration sur le réseau social X (anciennement Twitter), Lula a qualifié ces attaques de « lamentables » et a exprimé ses condoléances aux familles des victimes. Il a également annoncé la capture de certains criminels impliqués, ajoutant que d’autres sont toujours recherchés.
Les attaques se sont produites quelques jours après l’annonce d’une opération conjointe entre la Police Militaire (PM) et la Police Civile (PC) pour rétablir le contrôle de la ville d’Arembepe. Depuis le 4 octobre, cette localité avait été sous le contrôle de gangs criminels, souvent armés de mitrailleuses de gros calibre et de fusils d’assaut. Pendant une semaine, les habitants ont été pris en otage par ces groupes criminels, qui ont imposé un couvre-feu et interdit la circulation.
Le ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, Flávio Dino, a annoncé que des agents de la Force nationale, une sorte de police militaire d’élite sous gestion fédérale, commenceront à patrouiller au Salvador le 15 octobre. Il a également précisé qu’il avait déterminé que les hommes de la Force nationale émettent des mandats d’arrêt contre « les délinquants à travers l’État ».

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