Le précédent italien brandi face à la NFF : la menace judiciaire qui plane sur les prochaines élections

L’échec de la qualification pour les deux dernières Coupes du Monde continue d’agiter les instances du football nigérian. Alors que la Commission nationale des sports a opté pour une approche conciliante en suggérant des réformes, le processus électoral de la Fédération nigériane de football (NFF) fait face à une contestation formelle qui pourrait le paralyser.

Dans une tribune publiée par Complete Sports, l’ancien international nigérian Segun Odegbami met en lumière le contraste entre la gestion des crises sportives en Italie et au Nigeria. Suite à la non-qualification de la sélection italienne pour le Mondial, le ministre des Sports a exigé et obtenu la démission du président de la fédération. Au Nigeria, confronté au même bilan sportif, le président de la Commission nationale des sports n’a réclamé aucun départ, se contentant de conseiller à la NFF de réviser sa constitution avant les élections prévues plus tard cette année.

Cette approche se heurte aux antécédents de l’instance. Il y a trois ans, une directive émise par l’ancien président de la République Muhammadu Buhari, demandant l’amendement des textes, avait été ignorée par le comité exécutif qui avait maintenu son calendrier électoral.

Face à cette situation, Segun Odegbami annonce son intention de saisir les juridictions civiles nigérianes. L’objectif de cette démarche est d’obtenir une suspension temporaire des prochaines élections du comité exécutif de la NFF. Cette action en justice vise à contraindre les tribunaux à examiner la légalité des textes actuels, les règlements en vigueur et les litiges en attente entourant la gouvernance du football national.

Les griefs portent sur l’architecture du système électoral, instaurée lors de la nomination d’un administrateur unique au milieu des années 1990. Le fonctionnement actuel est décrit comme lourd, coûteux et fondé sur une représentation inégale des différentes composantes du football nigérian. Les conditions d’éligibilité et le choix des lieux de scrutin sont également ciblés pour leur perméabilité aux influences externes.

La requête exige l’instauration d’une structure de gouvernance resserrée, élue par les membres enregistrés sur une base de représentation paritaire. Une condition stricte est formulée concernant l’organisation matérielle du vote : celui-ci doit impérativement se tenir au siège de la Fédération, dans la capitale fédérale.

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