L’élimination aux tirs au but face à la RDC prive la Fédération de cette manne indispensable pour régler les impayés

L’absence des Super Eagles au prochain rassemblement mondial en 2026 dépasse le simple cadre sportif. Alors que le Nigeria restait sur une dynamique de six participations lors des huit dernières éditions, l’échec survenu à Rabat marque un coup d’arrêt brutal pour une nation habituée aux joutes internationales. Si la déception des supporters est immense, les répercussions s’étendent désormais aux coulisses administratives et à la gestion de carrière d’une génération pourtant promise aux sommets.

Le sort de la double confrontation s’est joué sur des détails lors des barrages africains. Opposé à la République Démocratique du Congo, le Nigeria n’a pas su faire la différence dans le temps réglementaire. Le dénouement s’est écrit lors d’une séance de tirs au but sous haute tension. C’est le raté de Semi Ajayi, lors de la sixième tentative nigériane, qui a fait basculer la rencontre, avant que Chancel Mbemba ne transforme son tir pour envoyer les Léopards en Amérique du Nord.

Cette élimination engendre une perte financière immédiate et chiffrée pour l’instance dirigeante. Selon les données financières relayées par Complete Sports, la FIFA garantit un versement de base de 9 millions de dollars (environ 12,99 milliards de FCFA) à chacune des 48 nations qualifiées. Cette manne financière, qui augmente en fonction du parcours dans la compétition, disparaît instantanément des prévisions budgétaires. Pour une Fédération régulièrement confrontée à des problèmes de salaires impayés et de primes non versées, cette somme aurait permis d’assainir les comptes et de stabiliser l’organisation logistique des prochains rassemblements.

L’impact sportif touche directement la « génération dorée » des Super Eagles. Des cadres comme Victor Osimhen, Alex Iwobi, Wilfred Ndidi ou Ademola Lookman se trouvent actuellement au sommet de leur maturité physique et technique. En 2030, lors de la prochaine échéance mondiale, la plupart de ces joueurs auront dépassé leur pic de forme. L’opportunité de briller sur la scène planétaire et de valoriser leur statut contractuel s’éloigne durablement pour ce groupe qui semblait armé pour rivaliser.

Les répercussions s’étendent jusqu’à la diaspora nigériane établie aux États-Unis, pays co-organisateur. L’absence de l’équipe nationale freine de nombreuses initiatives commerciales et événementielles préparées de longue date par la communauté, privant les supporters d’une connexion directe avec leur sélection sur le sol américain.

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