L’absence remarquée de Cristiano Ronaldo lors de la confrontation contre Al Riyadh, alors que le joueur était physiquement apte, a mis en lumière des tensions sous-jacentes au sein du championnat saoudien. Face aux informations faisant état d’une frustration grandissante de la star portugaise concernant la stratégie de son club, l’instance dirigeante de la Saudi Pro League a jugé nécessaire d’intervenir officiellement pour clarifier le fonctionnement de ses institutions.
Selon les éléments rapportés par Hayters, le quintuple Ballon d’Or aurait choisi de faire l’impasse sur cette rencontre malgré sa participation normale aux entraînements. Cette décision trouverait sa source dans un mécontentement lié au mercato d’Al-Nassr. Le Portugais estimerait que son club n’a pas investi les ressources suffisantes pour rivaliser avec la concurrence directe dans la course aux trophées, pointant notamment du doigt le recrutement agressif d’Al-Hilal, récemment renforcé par l’arrivée de Karim Benzema, auteur d’un triplé dès ses débuts.
La situation est rendue complexe par la structure actionnariale du football saoudien, le Fonds d’investissement public (PIF) détenant une participation majoritaire à la fois dans Al-Nassr et Al-Hilal. C’est précisément sur ce point que la Ligue a souhaité apporter une réponse institutionnelle ferme jeudi, insistant sur l’autonomie de gestion de chaque entité.
Une indépendance réaffirmée malgré l’actionnariat commun
Dans son communiqué, la Saudi Pro League rejette toute idée de déséquilibre orchestré par le sommet. « La Saudi Pro League est structurée autour d’un principe simple : chaque club opère de manière indépendante selon les mêmes règles », précise l’instance. Elle détaille que chaque formation dispose de son propre conseil d’administration et de sa propre direction sportive. Les décisions concernant le recrutement et les dépenses relèvent exclusivement de ces directions, dans le respect d’un cadre financier conçu pour assurer la pérennité et l’équilibre compétitif.
L’instance organisatrice répond également, en filigrane, aux comparaisons établies entre les différents cadors du championnat. « L’activité récente sur le marché des transferts démontre clairement cette indépendance. Un club s’est renforcé d’une certaine manière. Un autre a choisi une approche différente », indique le communiqué, soulignant que ces choix stratégiques restent du ressort interne des clubs tant qu’ils respectent les paramètres financiers approuvés.
Le cas Ronaldo abordé frontalement
Au-delà des questions structurelles, la Ligue a tenu à évoquer la situation de sa tête d’affiche. Le communiqué assure que « Cristiano est pleinement engagé avec Al-Nassr depuis son arrivée » et reconnaît son rôle majeur dans la croissance du club. Toutefois, l’organisation pose une limite claire quant à l’influence des joueurs : « Comme tout compétiteur d’élite, il veut gagner. Mais aucun individu – aussi important soit-il – ne détermine les décisions au-delà de son propre club. »
Pour appuyer son argumentaire sur l’équité sportive, la Ligue met en avant le classement actuel, où quelques points seulement séparent les quatre premières équipes, preuve selon elle d’un « système qui fonctionne comme prévu ». Alors que la course au titre reste ouverte, des incertitudes planent encore sur la présence de Cristiano Ronaldo pour le prochain choc face à Al Ittihad.
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