Malgré une offre supérieure de Manchester United, Gareth Bale révèle la clause verbale qui a bloqué son arrivée à Old Trafford

C’est l’un des transferts qui a redéfini le marché des années 2010. À l’été 2013, alors qu’il sortait d’une saison éblouissante avec Tottenham, Gareth Bale se trouvait à la croisée des chemins entre les deux plus grandes puissances financières du moment : le Real Madrid et Manchester United. Si l’histoire a retenu sa signature en Espagne pour un montant record, l’ancien international gallois est revenu sur les coulisses de cette opération, confirmant qu’une offre plus lucrative l’attendait pourtant en Angleterre.

Au terme de la saison 2012-2013, l’ailier des Spurs affichait des statistiques affolantes avec 26 buts en 44 apparitions, attirant logiquement les convoitises. Manchester United, qui entamait alors sa transition post-Ferguson avec l’arrivée de David Moyes, avait fait du Gallois sa priorité absolue. Selon nos informations relayées par *Complete Sports*, les Red Devils avaient mis sur la table une proposition salariale supérieure à celle du Real Madrid.

Invité du podcast *Stick to Football*, le jeune retraité a confirmé l’existence de cette approche concrète de David Moyes. Cependant, au-delà de l’aspect financier, c’est une structure contractuelle tacite établie avec sa direction qui a dicté l’issue du dossier. Gareth Bale avait en effet passé un « gentleman’s agreement » avec Daniel Levy, le président de Tottenham, bien avant l’ouverture du marché.

La nature de cet accord était précise : le dirigeant des Spurs refusait catégoriquement de renforcer un concurrent direct de Premier League. La porte de sortie n’était ouverte qu’à une seule condition : qu’un club étranger – espagnol, italien ou allemand – se manifeste, et uniquement si Tottenham échouait à se qualifier pour la Ligue des Champions. Les Spurs ayant manqué le coche pour la C1, la clause verbale s’est activée, rendant l’offre de Manchester United caduque malgré son montant.

« J’ai parlé avec David Moyes, mais mon cœur était de toute façon décidé pour Madrid », a précisé l’ancien numéro 11, ajoutant que Daniel Levy lui avait « rendu la tâche très difficile » malgré leur accord de principe. Avec le recul et cinq Ligues des Champions au compteur, Bale estime avoir fait le choix sportif le plus judicieux sur les douze dernières années.

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