Comment aborder un huitième de finale quand l’adversaire inspire autant de respect que de crainte ? À la veille d’affronter le Maroc, le sélectionneur du Canada, Jesse Marsch, a livré un discours marqué par cette tension.
Le technicien canadien n’a pas caché son inquiétude avant ce rendez-vous. Mercredi 1er juillet, avant l’entraînement de son équipe, il a expliqué que préparer un match contre les Lions de l’Atlas revenait, selon ses mots, à vivre « un cauchemar sanglant et horrible ».
Respect affirmé, ambition maintenue
Marsch a aussi insisté sur la force de l’équipe marocaine. Il a même lancé qu’il n’avait « même pas envie de les regarder jouer », avant d’ajouter qu’ils étaient « trop forts ». Telquel rappelle que le Maroc reste sur 33 matches sans défaite, pointe à la 6e place du classement FIFA et s’appuie notamment sur Ismael Saibari, Yassine Bounou et Achraf Hakimi.
Le contraste est net. D’un côté, le Canada découvre pour la première fois de son histoire les huitièmes de finale d’une Coupe du monde. De l’autre, le Maroc avance avec le statut de demi-finaliste en 2022 et vient d’éliminer les Pays-Bas aux tirs au but en seizièmes de finale.
Malgré cela, Jesse Marsch a tenu à maintenir un cap clair. Il a assuré que son groupe voulait être à ce niveau et qu’il s’attendait à y être. Le sélectionneur a également reconnu que son équipe serait perçue comme outsider, tout en présentant cette position comme une opportunité. Son objectif, a-t-il dit, est simple : livrer la meilleure performance possible dans ce match afin de se donner une chance.

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