La tentation est grande, presque irrésistible. Avec un derby du nord de Londres qui se profile dimanche face à Tottenham et une avance confortable en tête de la Premier League, les esprits pourraient naturellement se tourner vers le week-end. Pourtant, à quelques heures d’un déplacement qui semble abordable sur le papier, une voix influente du vestiaire s’élève pour rappeler l’équipe à l’ordre.
Alors que les observateurs anticipent déjà le choc dominical, Gabriel Jesus refuse catégoriquement de brûler les étapes. Selon des propos relayés par notre source PLZ Soccer, l’attaquant brésilien insiste sur la nécessité absolue de ne pas sous-estimer l’adversaire de mercredi, pourtant en grande difficulté au classement.
**Une concentration exclusive sur la lanterne rouge**
L’enjeu est arithmétique autant que psychologique. En cas de succès à Molineux, Arsenal pourrait porter son avance sur Manchester City à sept points, les hommes de Pep Guardiola ne jouant que trois jours plus tard. Mais pour Gabriel Jesus, cette opportunité ne doit pas masquer la réalité du terrain. Les Wolves, actuellement ancrés au bas du tableau avec seulement neuf points, représentent un danger spécifique : celui de la bête blessée.
« Nous ne pensons pas au derby », a martelé l’ancien joueur de Manchester City. « Nous ne pensons qu’aux Wolves mercredi et c’est un match difficile à l’extérieur. Nous connaissons la situation dans laquelle ils se trouvent, mais c’est une équipe incroyable, un club incroyable et nous sommes conscients qu’ils ont besoin de points pour s’en sortir. »
Pour l’international brésilien, l’objectif est clair : « Notre concentration est d’aller chez les Wolves, de prendre les trois points et c’est tout. »
**L’expérience des grands rendez-vous**
Gabriel Jesus, qui a retrouvé le chemin des filets lors de la victoire 4-0 contre Wigan en FA Cup, s’appuie sur son vécu pour maintenir ses coéquipiers sous pression. Auteur de quatre buts lors de ses six dernières apparitions, il sait que le relâchement est l’ennemi du leader.
« 90 % de ma carrière s’est déroulée au sommet avec des effectifs solides, l’équipe nationale, City et ici », explique-t-il. Cette exigence quotidienne est, selon lui, ce qui permet de rester « sur le qui-vive » alors que le club est encore en lice sur quatre tableaux à l’approche du mois de mars.
**Des incertitudes physiques à gérer**
Cette prudence est d’autant plus nécessaire que Mikel Arteta doit composer avec un effectif diminué. Riccardo Calafiori, blessé à l’échauffement contre Wigan, et le capitaine Martin Odegaard, touché précédemment, restent incertains. Si Ben White a rassuré sur son état physique via les réseaux sociaux après avoir été remplacé, les absences confirmées de Mikel Merino et Kai Havertz réduisent les options du technicien espagnol.
Dans ce contexte, l’avertissement de Gabriel Jesus prend tout son sens : avant de penser à régner sur le nord de Londres, Arsenal doit d’abord survivre au piège de Molineux.


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