L’incertitude plane toujours sur la tenue de la Coupe d’Afrique des Nations féminine (CAN), initialement repoussée au mois de juillet. Face au silence prolongé quant à la confirmation du pays hôte, une autre nation majeure du continent vient de se positionner publiquement pour pallier toute défection éventuelle.
Selon les informations relayées par Sportswire, l’Afrique du Sud se tient prête à récupérer l’organisation du tournoi. Le ministre sud-africain des Sports, des Arts et de la Culture, Gayton McKenzie, a publiquement exigé une position claire de la part du Maroc, pressenti pour accueillir la compétition pour la troisième fois consécutive sans qu’aucune confirmation officielle ne soit venue dissiper les doutes.
« Laissez-moi être clair : s’ils doivent organiser le tournoi, qu’ils le fassent, et nous les soutiendrons », a déclaré le membre du gouvernement sud-africain. « Mais s’ils ne comptent pas accueillir la CAN féminine, ils doivent nous le dire dès maintenant. Si le Maroc est prêt, qu’il y aille. Ils ont organisé une brillante CAN. Mais s’ils ne le sont pas, nous ne sommes pas un pays sans stades ou sans infrastructures. L’Afrique du Sud ne sera jamais prise en otage. »
Appuyé par son adjointe Peace Mabe, le ministre a mis en avant les capacités logistiques de son pays pour justifier cette candidature de recours. Il a également souligné que ces retards de calendrier nuisent à la considération due au football féminin, tout en pointant la responsabilité de la Confédération Africaine de Football (CAF) et de son président, Patrice Motsepe.
« Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Cette situation va embarrasser le président de la CAF. Il ne le dira peut-être pas, mais moi je le dis », a précisé Gayton McKenzie, insistant sur l’urgence d’une prise de décision.
Ce flou organisationnel intervient dans un contexte institutionnel complexe pour le Maroc, récemment déclaré vainqueur de la dernière CAN masculine par le Jury d’Appel de la CAF suite à l’annulation du résultat de la finale initialement perdue face au Sénégal.
Malgré les déclarations offensives du ministère des Sports sud-africain, la Fédération sud-africaine de football (SAFA), instance dirigeante de la discipline dans le pays, n’a pour l’instant émis aucune communication officielle concernant cette volonté d’accueillir la compétition continentale au pied levé.


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