Obligé de remonter deux buts face à Arsenal, l’argument brandi par l’entraîneur de Chelsea pour justifier sa confiance.

Le décor est planté à Stamford Bridge pour un quart de finale retour sous haute tension. En Ligue des Champions féminine, Chelsea accueille Arsenal avec la lourde tâche de refaire un retard de deux buts après sa défaite 3-1 lors de la première manche. Si le tableau d’affichage penche nettement en faveur des visiteuses, le rapport de force sur le terrain promet une confrontation tactique et psychologique intense.

La dynamique sportive actuelle offre un avantage clair aux Gunners. Les joueuses d’Arsenal surfent sur une série d’invincibilité impressionnante, ayant remporté toutes leurs rencontres depuis un revers concédé mi-janvier face à Manchester United. L’équipe semble atteindre son pic de forme au moment le plus crucial de la saison européenne. En face, le bilan récent de Chelsea est plus mitigé. La formation londonienne n’a remporté qu’un seul de ses trois derniers matchs, arrachant difficilement une victoire 4-3 contre Aston Villa grâce à un but salvateur à la 82e minute.

Malgré ce contexte arithmétique et dynamique défavorable, le camp des Blues refuse de céder au pessimisme. Selon les propos rapportés par l’agence Hayters, Sonia Bompastor aborde cette manche retour avec des certitudes forgées lors du match aller. « Tout peut arriver, et c’est probablement pour cela que les gens aiment tant le football. Nous sommes confiants, car c’est notre travail de l’être, pour les joueuses comme pour le staff », a affirmé l’entraîneur de Chelsea. Loin de s’arrêter au score, la technicienne française s’appuie sur le contenu produit par son équipe la semaine passée : « Si vous analysez la performance que nous avons réalisée à l’aller, je pense qu’il y a beaucoup d’espoir. Nous pouvons vraiment faire un grand match demain. »

Du côté d’Arsenal, l’heure n’est pas au triomphalisme. Renee Slegers s’emploie à maintenir son groupe sous pression, consciente que l’avantage de deux buts reste fragile à ce stade de la compétition. « Ce n’est que la mi-temps, il y a encore beaucoup de travail à accomplir pour nous », a tempéré l’entraîneur. Anticipant une véritable « bataille », elle compte s’en remettre au vécu de son effectif pour gérer les temps faibles de la rencontre.

Pour ce choc décisif, les deux staffs devront composer avec des infirmeries bien remplies. Chelsea évoluera sans Nathalie Bjorn, Mayra Ramirez et Millie Bright, tandis que la présence d’Aggie Beever-Jones demeure incertaine. Arsenal devra également faire face à des absences majeures, avec les forfaits actés de Kyra Cooney-Cross, Manuela Zinsberger et Katie Reid, auxquels s’ajoute le doute planant sur la participation de Leah Williamson.


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