Plutôt que de céder à la psychose, Martin Odegaard exige une utilisation contre-intuitive du passé pour valider les ambitions d’Arsenal

La course au titre en Premier League vient de prendre une tournure dramatique à l’Emirates Stadium. Alors que l’avance confortable d’Arsenal fond sous la pression des poursuivants, la question mentale devient aussi cruciale que les enjeux tactiques. Dans un climat où les fantômes des saisons précédentes resurgissent, le capitaine des Gunners refuse de laisser l’anxiété dicter sa loi et impose une lecture radicalement différente de la situation.

La défaite 3-2 concédée face à Manchester United, scellée par un but tardif de Matheus Cunha, a ramené l’avance d’Arsenal de sept à quatre points. Si le club londonien conserve la pole position pour décrocher un premier sacre depuis 22 ans, l’atmosphère dans les tribunes trahit une nervosité palpable. Les supporters gardent en mémoire les trois dernières saisons où leur équipe a terminé dauphine, craignant un nouveau scénario d’effondrement dans la dernière ligne droite.

**Une ressource mentale plutôt qu’un fardeau**

Face à cette fébrilité croissante, Martin Odegaard a tenu à recadrer le discours. Selon des propos relayés par PLZ Soccer, le milieu de terrain norvégien rejette l’idée que la pression des tribunes affecte le terrain, mais il s’attaque surtout à la perception des échecs passés. Pour lui, l’historique des places de deuxième ne doit pas être une source de peur, mais le moteur principal de la fin de saison.

« Évidemment, finir deuxième pendant trois saisons consécutives est un facteur, mais cela peut aussi être un bon facteur », a analysé le capitaine. « Cela vous donne plus de carburant, plus de faim et de détermination pour y arriver. Nous avons appris de toutes ces saisons que c’est une course de fond et que beaucoup de choses peuvent arriver. »

Loin de l’abattement, Odegaard appelle à l’unité sacrée : « C’est le moment de rester soudés plus que jamais, de regarder vers le prochain match et de rebondir. » Une déclaration qui vise à transformer le traumatisme des « presque-victoires » en avantage compétitif décisif.

**Manchester United surfe sur les fondamentaux**

De l’autre côté, Manchester United confirme son redressement spectaculaire sous l’intérim de Michael Carrick. Après avoir fait tomber Manchester City, les Red Devils s’offrent le scalp du leader et s’installent dans le top 4, devant Chelsea et Liverpool.

Le gardien Senne Lammens attribue cette réussite à une approche minimaliste mais efficace prônée par son entraîneur : « Il n’y a pas eu tant de choses spéciales faites, pour être honnête. Il s’agissait de s’en tenir aux bases. Le football, c’est les bases. Tactiquement, nous étions bien en place. »

Arsenal devra rapidement mettre en application la théorie de son capitaine dès mercredi, lors de la réception du Kairat en Ligue des Champions, pour prouver que la défaite contre United n’était qu’un accident de parcours et non le début d’une nouvelle désillusion.

Matheus Cunha celebrates his dramatic late winner against Arsenal at the Emirates Stadium

Michael Carrick

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