Proclamée terre d’accueil de la CAN féminine par une voix officielle, l’Afrique du Sud doit opérer un rétropédalage d’urgence

L’enthousiasme aura été de courte durée à Johannesburg. Dimanche soir, lors de la cérémonie des Hollywoodbets Super League Awards, une déclaration gouvernementale laissait entendre que l’Afrique du Sud s’apprêtait à accueillir la Coupe d’Afrique des Nations féminine (WAFCON) 2026 au pied levé. Une sortie médiatique qui a contraint la tutelle ministérielle à réagir promptement pour clarifier la situation vis-à-vis de la Confédération Africaine de Football (CAF) et du Maroc.

La confusion est née des propos tenus par Peace Mabe, vice-ministre des Sports, des Arts et de la Culture. Devant l’auditoire, cette dernière s’est montrée affirmative, assurant que l’Afrique du Sud prendrait le relais pour l’organisation du tournoi continental. Pour appuyer ses dires, elle a vanté la solidité des infrastructures locales et l’expérience acquise avec des événements majeurs, citant notamment le G20. Selon sa déclaration, la compétition devait même se tenir sur le sol sud-africain d’ici deux mois.

Cette annonce a toutefois été formellement démentie quelques heures plus tard par sa propre hiérarchie. Gayton McKenzie, le ministre des Sports, a publié un communiqué pour rectifier le tir et dissiper le malentendu. Selon les éléments rapportés par notre source Sportswire, la CAF n’a pris aucune décision concernant une délocalisation de l’épreuve. À ce jour, le Maroc demeure l’unique pays hôte officiellement désigné pour cette édition, après avoir déjà organisé la précédente avec succès.

Le ministre a tenu à préciser la position exacte de son administration : si l’Afrique du Sud a bien exprimé sa volonté de soutenir l’instance continentale en cas de nécessité absolue, aucun processus formel de substitution n’a été enclenché. « Ces engagements font partie des discussions en cours initiées par la CAF », indique le communiqué, tout en soulignant que le Maroc conserve ses droits d’organisation.

Gayton McKenzie a également rappelé la complexité administrative d’une telle reprise. Une organisation effective nécessiterait une série de validations lourdes qui n’ont pas eu lieu : une confirmation écrite de la CAF, une approbation par le Cabinet sud-africain, ainsi que la signature des garanties gouvernementales concernant les stades, les transports et l’hébergement.

Pour l’heure, les propos de la vice-ministre sont requalifiés par le ministère comme une marque de confiance envers les capacités logistiques du pays – seule nation africaine à avoir accueilli un Mondial masculin – plutôt que comme une confirmation officielle. Le département des Sports continuera ses échanges avec la SAFA et les instances continentales, mais en l’état, le calendrier et la localisation du tournoi restent inchangés du côté de Rabat.


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