Six verdicts en trois ans : la Cour suprême d’appel clôt définitivement le dossier qui hantait la présidence

C’est l’épilogue d’un feuilleton judiciaire qui parasitait la gouvernance du football sud-africain depuis près de quatre ans. Alors que l’attention devrait se porter exclusivement sur le terrain, la Fédération Sud-Africaine de Football (SAFA) était contrainte de défendre la légitimité de sa direction devant les tribunaux. La Cour suprême d’appel vient de rendre un arbitrage décisif qui valide, rétroactivement et définitivement, le scrutin de 2022.

Selon les éléments rapportés par Sportswire, la plus haute juridiction d’appel a rejeté la demande formulée par Ria Ledwaba, ancienne vice-présidente de la SAFA, et l’administrateur Solly Mohlabeng. Ces derniers tentaient une nouvelle fois de contester la réélection de Danny Jordaan à la présidence de l’instance. La Cour a non seulement débouté les plaignants, mais les a également condamnés aux dépens, estimant qu’ils n’avaient pas réussi à démontrer qu’un refus de leur appel entraînerait une « grave injustice ».

**Une victoire par KO technique**

Ce verdict confirme la solidité du processus électoral qui s’était tenu au Sandton Convention Centre en juin 2022. À l’époque, Danny Jordaan, figure historique de l’organisation du Mondial 2010, l’avait emporté avec une marge significative sur ses concurrents. Pourtant, le duo Ledwaba-Mohlabeng a multiplié les recours pour faire invalider ce résultat.

La décision de la Cour suprême d’appel s’aligne sur les précédents jugements. La Haute Cour de Pretoria avait déjà statué, le 9 février 2025, que les requérants ne disposaient plus de « qualité pour agir » (locus standi), n’occupant plus de fonctions officielles ni de statut de membre au sein des structures de la SAFA. Malgré ce revers, une demande d’appel avait été déposée, rejetée à son tour en décembre dernier pour « absence de perspectives raisonnables de succès ».

**La voie libre pour l’avenir**

Avec ce nouvel arrêt, le score juridique est sans appel : la SAFA a remporté les six confrontations légales qui l’ont opposée à ses détracteurs sur ce dossier précis. L’instance fédérale, dans un communiqué, souligne que ces défaites judiciaires répétées mettent en lumière des tentatives de « perturbation de l’administration du football » qui n’ont plus lieu d’être.

Cette clarification intervient à un moment stratégique. Danny Jordaan s’apprête à remettre son mandat en jeu plus tard cette année. Débarrassé de ces contestations chroniques, le président sortant se dirige vers une réélection sans obstacle majeur, aucun adversaire ne s’étant pour l’heure déclaré publiquement pour contester son leadership.


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