Sollicité en urgence après le retrait du Maroc, un géant du continent accepte d’héberger la CAN féminine au pied levé

C’est une situation inédite à seulement quelques semaines de l’échéance. Alors que la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026 devait débuter dans 44 jours sur le sol marocain, l’identité du pays organisateur vient de changer brutalement. Une annonce officielle, venue non pas de la Confédération Africaine de Football (CAF) mais d’un gouvernement étranger, confirme que le Royaume chérifien ne recevra pas les sélections qualifiées en mars prochain.

Le calendrier était pourtant calé du 7 mars au 3 avril 2026. Mais ce dimanche 1er février, Peace Mabe, ministre déléguée des Sports, des Arts et de la Culture d’Afrique du Sud, a pris la parole pour officialiser la nouvelle donne. Au micro de la SABC, la responsable politique a indiqué que l’Afrique du Sud héritait de l’organisation du tournoi continental avec effet immédiat.

Cette décision fait suite à un renoncement direct de la partie marocaine. Selon les propos de la ministre sud-africaine rapportés par notre source, Le Soleil Sports, la transition s’est opérée rapidement face à l’incapacité du pays hôte initial à tenir ses engagements. « Nous avons saisi une opportunité qui se présentait puisque nous avons les infrastructures et le soutien nécessaires », a précisé Peace Mabe. Elle détaille la genèse de ce changement : « Quand le Maroc a dit “nous ne serons pas capables de l’organiser”, nous avons dit “oui, l’Afrique du Sud est disponible, on va la prendre !” ».

Jusqu’à cette intervention médiatique, ni la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) ni l’instance dirigeante du football africain n’avaient communiqué sur ce retrait. Ce désistement tardif, à moins d’un mois et demi du match d’ouverture, place la CAF devant une urgence logistique majeure, désormais confiée aux infrastructures sud-africaines.

Au-delà de la réorganisation, ce retrait expose le Maroc aux règlements disciplinaires de la confédération. Le cahier des charges prévoit généralement de lourdes sanctions financières ainsi qu’une possible suspension pour les éditions futures en cas d’abandon de l’organisation hors des délais réglementaires.

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