Sonia Bompastor livre un verdict définitif sur la course au titre après la déconvenue à Stamford Bridge

Sonia Bompastor livre un verdict définitif sur la course au titre après la déconvenue à Stamford Bridge

La réception d’Arsenal marquait un tournant décisif pour la suite de la Women’s Super League. Battues sur leur pelouse, les Londoniennes voient l’écart se creuser avec la tête du classement, une situation arithmétique qui a poussé leur entraîneure à une analyse d’une lucidité brutale concernant le trophée.

L’enjeu était de taille à Stamford Bridge, mais la rencontre a tourné à l’avantage des visiteurs. Les réalisations de Beth Mead et de Mariona Caldentey ont scellé le sort du match, laissant Chelsea à six longueurs du leader, Manchester City. Une défaite qui marque une rupture nette avec la saison précédente, où l’équipe avait conquis le titre sans concéder le moindre revers.

Face à cette nouvelle réalité comptable, Sonia Bompastor n’a pas cherché à masquer l’évidence. Dans des propos relayés par Hayters, la technicienne française a admis que l’objectif principal de la saison s’était probablement envolé au coup de sifflet final.

« Aujourd’hui, nous comprenons la situation », a-t-elle déclaré. « Nous savons que la course au titre est probablement terminée, mais notre mentalité est de nous battre jusqu’à la toute fin. »

La mathématique ne joue pas en faveur des Blues. Si Manchester City s’impose lors de sa prochaine rencontre, l’écart grimpera à neuf points, un gouffre difficile à combler face à une équipe en pleine possession de ses moyens. L’objectif se déplace désormais vers la sécurisation de la deuxième place.

« Il y a un grand écart […] Ils sont en contrôle et s’ils jouent à leur meilleur niveau, ce sera un écart difficile à réduire », a précisé Bompastor. « Mon travail est de m’assurer que je remonte le moral de tout le monde, que nous tirions les leçons et que nous soyons prêts à performer pour le prochain match. »

L’ancienne internationale française a également souligné la qualité de l’adversaire et les circonstances physiques de cette contre-performance. Selon son analyse, l’ouverture du score a constitué le tournant psychologique de la partie, face à un Arsenal qualifié de « grande équipe ».

La fatigue liée aux déplacements récents a pesé sur l’organisme des joueuses. « Nous n’avons pas commencé aussi fort que d’habitude. C’était un enchaînement rapide depuis le dernier match et nous avons dû voyager, donc les jambes n’étaient pas fraîches », a expliqué l’entraîneure, refusant toutefois de s’attarder sur la déception pour se projeter sur la réaction attendue de son groupe.

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