La récente victoire probante (3-0) face à Chelsea a permis à Manchester City de revenir à six longueurs de la tête en Premier League, avec un match en retard. Alors que les Cityzens s’apprêtent à recevoir Arsenal à l’Etihad Stadium pour un nouveau choc en Ligue des Champions, le rapport de force a radicalement évolué depuis leur dernier affrontement direct.
Selon les déclarations rapportées par l’agence Hayters, Pep Guardiola estime que ses joueurs devront aborder cette rencontre européenne avec une approche psychologique totalement différente de celle affichée lors de leur sacre en finale de la Carabao Cup face à ces mêmes Londoniens. L’entraîneur catalan pointe du doigt l’inversion de la dynamique et la perte du statut d’outsider.
« Lors de la finale de la Carabao Cup à Wembley, personne dans la salle n’aurait parié une livre sur nous. Pas un seul pari, tout était pour Arsenal », a rappelé le technicien. « Nous étions les outsiders. Maintenant, ce sera un peu différent. C’est un état d’esprit sur lequel nous devons travailler. »
Pour le manager de Manchester City, la difficulté majeure réside dans la capacité à répéter une performance victorieuse contre un tel adversaire dans un intervalle aussi réduit. Guardiola a d’ailleurs érigé la formation de Mikel Arteta en référence continentale absolue sur la saison en cours, s’appuyant sur la constance de leurs statistiques.
« Nous avons fait trois bons matchs, mais la meilleure équipe d’Angleterre jusqu’à présent, c’est Arsenal. La meilleure équipe d’Europe jusqu’à présent, c’est Arsenal, parce que les chiffres sont là », a affirmé Guardiola. Il a notamment mis en avant le bilan des Gunners, capables d’enchaîner 49 matchs en ne concédant que trois défaites. « Imaginez les battre deux fois dans une marge de trois semaines ou un mois. Je sais à quel point ils sont difficiles à manœuvrer. »
Si la dynamique actuelle est favorable aux Mancuniens, l’exigence du calendrier hivernal impose une progression tactique continue. Guardiola a noté une évolution positive de son effectif au cours des dernières semaines, tout en rappelant que la manière reste indissociable du résultat dans les compétitions majeures.
« Si vous gagnez sans bien jouer, vous n’irez pas au bout, on ne peut pas se cacher éternellement derrière les résultats », a-t-il précisé, soulignant que la capacité à répondre présent de manière systématique, année après année, demeure la seule véritable exigence imposée aux grands clubs.
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