Tombeur de Novak Djokovic dans son jardin, le Murcien s’offre le titre et efface un record de précocité historique de Rafael Nadal

C’était la forteresse imprenable du circuit, le jardin où le Serbe régnait en maître incontesté. Mais ce dimanche à Melbourne, la hiérarchie mondiale a subi une secousse tellurique. Dans une finale attendue comme le sommet de la quinzaine, l’histoire ne s’est pas écrite du côté de la légende aux 24 majeurs, mais bien de celui de la jeunesse triomphante. Au-delà du trophée, c’est une place à part dans les livres d’histoire que le vainqueur du jour est allé chercher.

Pour soulever son premier Open d’Australie, Carlos Alcaraz a dû batailler quatre sets face à Novak Djokovic (2-6, 6-2, 6-3, 7-5). Malmené dans la première manche, l’Espagnol a su inverser la tendance pour finalement faire plier le tenant des lieux. Ce succès, relayé par Complete Sports, ne lui offre pas seulement un septième titre majeur : il lui permet de boucler la boucle du Grand Chelem en carrière.

À 22 ans, le natif d’El Palmar devient le sixième joueur de l’ère Open à remporter les quatre tournois majeurs (Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon, US Open). Surtout, il s’empare d’un record de précocité prestigieux : il devient le plus jeune joueur de l’histoire à réaliser cet exploit, effaçant des tablettes la marque établie par son compatriote Rafael Nadal, qui avait complété son Grand Chelem à 24 ans et 101 jours.

La performance est d’autant plus notable qu’elle inflige à Novak Djokovic une statistique inédite. Pour la première fois de sa carrière, le Serbe de 38 ans s’incline en finale de l’Open d’Australie, lui qui y avait jusqu’ici toujours transformé l’essai lors du dernier match. Sa quête d’un 25e titre du Grand Chelem se poursuit, tandis que la nouvelle génération affirme sa prise de pouvoir.

Lors de la cérémonie de remise du trophée, le nouveau champion a laissé transparaître l’émotion d’un parcours exigeant. « Personne ne sait à quel point j’ai travaillé dur pour obtenir ce trophée », a confié Alcaraz. « J’ai tellement couru après ce moment. La pré-saison a été un peu comme des montagnes russes émotionnelles. » Une résilience qui lui permet aujourd’hui de trôner seul au sommet de la précocité tennistique.

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