Transformé en « défenseur central » par la force des choses : le rôle ingrat d’Erling Haaland salué par Guardiola

La victoire de Manchester City sur la pelouse de Newcastle (2-1) ne restera pas seulement dans les mémoires pour le résultat comptable, mais pour l’abnégation totale de son buteur vedette. Alors que les Citizens luttaient pour conserver leur avantage, Erling Haaland s’est retrouvé dans une position inhabituelle, dictée par la physionomie du match, provoquant une réaction partagée de son entraîneur.

Le technicien catalan a reconnu, via Hayters, qu’il préférait voir son attaquant norvégien se concentrer sur l’offensive. Cependant, face à la pression des Magpies, le meilleur buteur de Premier League a dû troquer ses velléités offensives pour un travail de l’ombre indispensable. « Je préfère que nous n’ayons pas à défendre, mais quand il y a de longs ballons, Erling est un attaquant qui doit travailler comme un défenseur central », a expliqué Pep Guardiola.

Cette adaptation tactique n’était pas un choix par défaut, mais une réponse directe au profil athlétique de l’adversaire. L’entraîneur de Manchester City a spécifiquement pointé la menace aérienne posée par Dan Burn et Joelinton en fin de rencontre. Avec « tous les joueurs derrière », la présence physique d’Haaland dans sa propre surface est devenue une nécessité absolue pour repousser les assauts adverses.

Bien que Guardiola admette ne pas être « un grand fan » de l’idée de voir son numéro 9 défendre aussi bas, il a tenu à saluer l’état d’esprit irréprochable de son joueur. « Je sais comment les gens l’ont étreint et célébré avec lui après coup, pour lui témoigner leur gratitude », a-t-il souligné, qualifiant cette prestation de performance qu’il n’oubliera « jamais » au vu de ce que le Norvégien a déjà accompli pour le club.

Le seul bémol relevé par le staff technique concerne l’impact de ces efforts sur le rendement offensif du joueur en fin de match. Guardiola a exprimé une forme de regret pour son attaquant : « C’est difficile pour lui de courir, courir, se battre et ensuite ne pas recevoir le ballon final pour marquer. Je suis seulement triste pour lui car il y a eu des actions où nous aurions pu lui faire la dernière passe et nous ne l’avons pas trouvé. »

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