Trois réformes structurelles et un rappel à l’ordre : l’accueil sans concession réservé au président de la CAF au Sénégal

L’arrivée de Patrice Motsepe au Sénégal s’accompagne d’une prise de parole marquante au sein de la presse locale. Si le président de la Confédération Africaine de Football (CAF) bénéficie de la traditionnelle hospitalité sénégalaise, son séjour est également encadré par de vives critiques concernant la gouvernance de l’instance continentale, consécutives aux récents événements sportifs.

Dans une lettre ouverte publiée par le quotidien Le Soleil Sports, sous la plume du journaliste Mamadou Kassé, le dirigeant sud-africain est directement interpellé. Le texte rappelle d’emblée l’histoire de résistance du Sénégal face à l’injustice, soulignant que le pays « sait dire la vérité avec la manière : douce et convenable, mais ferme et résolue ».

Au cœur des griefs exprimés figure la gestion de la récente Coupe d’Afrique des Nations. L’auteur de la tribune estime que la CAF n’a pas joué le jeu avec le continent, pointant spécifiquement les actes posés avant, pendant et après la finale de la CAN 2025. Le quotidien affirme que l’organisation a « failli à son devoir » et trahi une partie de sa mission en laissant place à des interférences politiques. Le texte précise que le football africain ne peut plus être administré « comme une simple holding financière ou comme une annexe de la FIFA ».

Face à ce qui est décrit comme une crise de confiance entre la base et le sommet de l’institution, Le Soleil Sports expose trois pistes de refondation majeures pour l’avenir de la confédération :

– Une autonomie renforcée des zones régionales (UFOA, CECAFA, COSAFA) pour favoriser un développement impulsé par le terrain.
– Une transparence budgétaire totale, assortie d’audits systématiques et publics concernant les fonds alloués aux infrastructures et aux compétitions locales.
– La garantie d’une éthique irréprochable via une commission d’arbitrage réellement indépendante, protégée des pressions internes.

Le message adressé à Patrice Motsepe s’achève sur une injonction concernant la légitimité de l’institution en cas d’absence de réformes, le journaliste concluant son propos par une position stricte : « Nous ne demandons pas simplement d’être entendus. Nous exigeons d’être respectés. »

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