Un facteur précis pousse une légende de Naturena à réclamer l’union sacrée autour du duo Kaze-Ben Youssef

À quelques jours d’un déplacement décisif en Égypte pour affronter le Zamalek, l’heure est au bilan d’étape pour les Kaizer Chiefs. Si l’élimination en Carling Knockout et l’échec de la défense du titre en Nedbank Cup ont pu faire naître des murmures de mécontentement, la situation en championnat et en Coupe de la Confédération raconte une autre histoire. C’est dans ce contexte particulier qu’une voix éminente de l’histoire du club a choisi d’intervenir pour remettre en perspective le travail effectué sur le banc.

Doctor Khumalo, figure emblématique des Amakhosi, a tenu à apporter un soutien public et appuyé au duo d’entraîneurs composé du Burundais Cedric Kaze et du Tunisien Khalil Ben Youssef. Arrivés initialement comme adjoints de Nasreddine Nabi au début de l’exercice 2024-2025, les deux techniciens ont pris les rênes de l’équipe première suite au départ de ce dernier. Selon des propos relayés par Sportswire, l’ancien milieu de terrain estime que les critiques actuelles ne tiennent pas compte de la nette progression comptable de l’équipe.

Actuellement troisièmes de la Betway Premiership avec 30 points en 15 matchs, les « Phefeni Glamour Boys » affichent un visage bien différent de la saison précédente, où ils pointaient à la neuvième place avec le même total de points au terme de la campagne complète. « Si l’on compare avec les quatre ou six dernières saisons où nous peinions à atteindre le top 8, les voir viser le top 4 est une réussite majeure », analyse Khumalo. Il souligne également la performance en Coupe de la Confédération, où le club trône en tête du Groupe D avec 10 points.

L’ancien international sud-africain met en lumière une contrainte technique souvent ignorée par les observateurs : la densité du calendrier. Pour Khumalo, Kaze et Ben Youssef font face à une problématique inédite qui limite leur influence directe sur le jeu. « Ils n’ont pas le temps de corriger certains problèmes tactiques car ils jouent tous les deux jours », explique-t-il, précisant qu’il ne s’agit pas d’une excuse mais d’un constat factuel sur l’impossibilité de mener des séances d’entraînement correctives approfondies.

Le test ultime pour valider cette progression aura lieu dimanche face au Zamalek. Les Chiefs n’ont besoin que d’un match nul pour valider leur ticket pour les quarts de finale, une première depuis leur épopée jusqu’en finale de la Ligue des Champions en 2021. Khumalo, lucide sur la difficulté de la tâche, rappelle que les équipes égyptiennes, marocaines ou tunisiennes « ne veulent jamais perdre » à domicile. Il renvoie ainsi la responsabilité aux joueurs : « Ce sont eux qui ont amené le club à ce niveau, c’est à eux de maintenir le cap. »


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