C’est une mission qui s’apparente à une ascension impossible. Balayée à Istanbul la semaine dernière, la Juventus Turin aborde son match retour de barrages de Ligue des Champions avec un handicap lourd et une certitude défensive à reconstruire. Au cœur des inquiétudes du vestiaire italien ne figure pas seulement le score fleuve de l’aller, mais l’impact psychologique et physique d’un attaquant qui a totalement déréglé l’arrière-garde turinoise.
Le défenseur Lloyd Kelly a brisé le silence avant cette rencontre décisive, identifiant clairement la menace numéro un que son équipe devra impérativement contenir pour espérer un miracle.
**Une équation mathématique brutale**
Le scénario est limpide pour les hommes de Thiago Motta. Battus 5-2 par Galatasaray lors d’une soirée cauchemardesque en Turquie, les Turinois n’ont plus le choix. Pour espérer voir les huitièmes de finale, la Vieille Dame doit s’imposer par quatre buts d’écart, ou par trois pour arracher une séance de tirs au but.
Mais au-delà de l’arithmétique, c’est la physionomie du match aller qui hante les esprits. La défense italienne a pris l’eau, incapable de répondre à l’intensité imposée par le champion de Turquie.
**La mise en garde de Lloyd Kelly**
Présent en conférence de presse ce mardi, le défenseur Lloyd Kelly n’a pas cherché d’excuses. Selon nos confrères de *Complete Sports*, l’Anglais a insisté sur la nécessité absolue de museler Victor Osimhen, véritable bourreau de la Juventus lors de la première manche.
Si l’attaquant nigérian n’a pas inscrit de but à l’aller, son activité a été dévastatrice : deux passes décisives, un pressing incessant et des appels qui ont constamment étiré le bloc défensif adverse.
« Osimhen est un joueur extraordinaire. Il l’a montré lors du premier match », a reconnu Kelly face aux journalistes. « Nous ne devons pas lui laisser les mêmes opportunités. Nous devons y mettre tout notre cœur. »
**Galatasaray aux portes d’un retour historique**
L’avertissement est clair : laisser le moindre espace à l’ancien buteur du Napoli condamnerait définitivement les espoirs italiens. Osimhen, qui connaît parfaitement la Serie A, a utilisé cette connaissance pour exploiter chaque faille de la défense turinoise à Istanbul.
Pour Galatasaray, l’enjeu dépasse la simple qualification. Le club stambouliote vise une place en huitièmes de finale de la Ligue des Champions pour la première fois depuis la saison 2013/2014. Avec trois buts d’avance et un Victor Osimhen en pleine possession de ses moyens physiques, les Turcs arrivent à Turin en position de force, obligeant la Juventus à livrer le match parfait.
0 Commentaires
Soyez le premier à commenter cet article.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.