La défaite concédée le 20 juillet dernier face à Siteu continue de livrer ses secrets. Si le verdict sportif a été rendu dans l’enceinte de l’Arène nationale, la condition physique du « Lion de Guédiawaye » a longtemps alimenté les débats d’après-match. Alors que de nombreux observateurs avaient noté une baisse de régime inhabituelle chez l’ancien Roi des arènes, l’intéressé a brisé le silence pour confirmer l’existence d’une blessure et, surtout, en détailler les circonstances exactes.
Contrairement aux spéculations qui pouvaient laisser penser à un choc à l’entraînement ou à une usure chronique, l’incident s’est produit dans les instants précédant immédiatement la confrontation. Sur les ondes de Lutte TV, Balla Gaye 2 a expliqué que son intégrité physique a été compromise par une action en apparence banale, loin des contacts rugueux des séances de corps-à-corps.
« Ma blessure est venue suite à un faux pas », a confié le chef de file de l’école de lutte Balla Gaye. L’incident est survenu lors d’une simple phase de course. « C’est à partir de là que j’ai fait un faux pas provoquant la blessure. Tout le monde a vu les images », précise-t-il.
**Une prise de risque assumée dans les vestiaires**
La gravité de la situation a immédiatement alerté l’encadrement technique du lutteur. Une fois rentré aux vestiaires, Balla Gaye 2 a dû se soumettre à une séance de massage d’urgence pour tenter de résorber la douleur avant son entrée dans l’arène. La situation était suffisamment critique pour que son staff envisage le pire.
Interrogé par ses entraîneurs sur sa capacité réelle à tenir sa place, le lutteur a choisi d’ignorer les signaux envoyés par son corps. « Mes coachs m’ont demandé : est-ce que je pouvais lutter ? J’ai répondu que oui », relate-t-il. Cette décision de monter sur le ring malgré une blessure fraîche ne relevait pas de l’inconscience, mais d’une assurance technique absolue face à son adversaire du jour.
« J’avais la conviction que j’allais battre Siteu », a-t-il conclu pour justifier ce pari risqué. Une confiance qui n’aura finalement pas suffi à compenser le handicap physique contracté quelques minutes plus tôt.
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