Une distance de 20 kilomètres qui change la donne : pourquoi les Golden Arrows refusent de compter sur leur stade

C’est une rencontre qui pourrait ouvrir les portes du dernier carré de la Nedbank Cup. Ce dimanche soir, les Golden Arrows accueillent Durban City au stade King Zwelithini pour un quart de finale aux allures de derby. Si le statut d’équipe hôte confère généralement un ascendant psychologique et logistique, l’entraîneur Manqoba Mngqithi a tenu à tempérer immédiatement cette théorie. Selon lui, la configuration spécifique de cette opposition annule l’un des leviers traditionnels de la victoire.

Pour le technicien des Abafana Bes’Thende, jouer à domicile ce week-end ne constitue pas une garantie de succès. La raison invoquée est pragmatique : la proximité géographique de l’adversaire gomme l’effet de surprise ou d’inconfort habituellement ressenti par les visiteurs.

« Vous pourriez parler de l’avantage du terrain, mais malheureusement, ce sont deux équipes qui viennent de Durban de toute façon », a expliqué Mngqithi dans des propos relayés par Sportswire. Il souligne que la connaissance des lieux est partagée par les deux camps : « Je ne vois pas beaucoup de différence, peut-être juste 20 kilomètres d’écart. »

**Un bilan à domicile contrasté**

Cette prudence s’appuie également sur les statistiques de la saison. Si les Golden Arrows ont remporté leurs deux derniers matchs de Nedbank Cup disputés au King Zwelithini, leur forteresse a déjà été prise à quatre reprises en championnat et en coupe cette année, notamment par les Orlando Pirates, AmaZulu et Marumo Gallants. Le club avait d’ailleurs dû délocaliser son match contre les Kaizer Chiefs au stade Moses Mabhida plus tôt dans la saison, l’enceinte habituelle étant jugée trop exiguë pour cette affiche.

Malgré ces revers passés, l’entraîneur insiste sur l’inutilité de se référer aux archives : « L’histoire n’est pas importante. Les records et tout le reste ne comptent pas vraiment. Nous devons affronter l’équipe qui est devant nous. »

**Le piège psychologique de l’ouverture du tableau**

L’autre paramètre majeur de ce quart de finale réside dans l’hécatombe qui a frappé les favoris. Avec les éliminations précoces des « trois grands » (Kaizer Chiefs, Mamelodi Sundowns et Orlando Pirates), la compétition semble plus ouverte que jamais. Une situation qui, paradoxalement, inquiète davantage Manqoba Mngqithi qu’elle ne le rassure.

Interrogé sur cette voie apparemment dégagée, le coach, vainqueur du MTN8 en 2009, met en garde contre le relâchement mental. « Parfois, les gros matchs peuvent être plus faciles car il y a moins de stress par rapport aux rencontres que les gens pensent que vous êtes obligés de gagner », analyse-t-il.

Selon lui, la motivation contre des adversaires prestigieux est naturelle et ne nécessite aucune intervention du staff. À l’inverse, face à des équipes comme Durban City, ou comme les formations de division inférieure qui ont récemment surpris AmaZulu et Sekhukhune United, la préparation mentale doit être beaucoup plus rigoureuse. « C’est là qu’il faut une planification minutieuse pour s’assurer de les vaincre », conclut-il, alors que le club vise sa première demi-finale depuis la saison 2018/2019.


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