Une légende de Manchester United pointe le trait de caractère précis qui empêche les hommes de Mikel Arteta de tuer le suspense

La course au titre en Premier League vient de connaître un tournant dramatique ce week-end. Alors que les Gunners semblaient maîtriser leur destin, leur défaite à domicile (2-3) face à Manchester United a réduit leur avance en tête du classement à seulement quatre points. Une contre-performance qui a incité Rio Ferdinand à livrer une analyse cinglante sur la psychologie actuelle du leader.

Dans un entretien diffusé sur sa chaîne YouTube et relayé par Complete Sports, l’ancien défenseur central des Red Devils n’a pas cherché d’excuses externes pour expliquer ce revers. Pour lui, la menace qui plane sur le sacre d’Arsenal ne vient ni de Manchester City, ni de Liverpool, mais bien de l’intérieur du vestiaire londonien.

Un blocage mental identifié

Rio Ferdinand estime que le club du nord de Londres est son propre pire ennemi. Malgré un effectif de qualité, l’équipe dégage selon lui une tension préjudiciable dans les moments clés. « Le plus grand obstacle pour qu’Arsenal gagne le championnat, c’est Arsenal », a tranché l’ex-international anglais.

L’ancien défenseur pointe du doigt un manque de liberté et de folie dans le jeu, qualifiant l’approche des joueurs de « trop robotique ». Il regrette notamment l’utilisation faite d’Eberechi Eze, dont le profil créatif semble bridé par cette rigidité collective. Ferdinand réclame l’émergence d’une mentalité plus conquérante, capable de « lâcher le frein à main » pour aller chercher le trophée sans trembler.

La stratégie d’Arteta remise en cause

Au-delà de l’attitude des joueurs, c’est la philosophie de Mikel Arteta qui est visée. Ferdinand utilise une métaphore pugilistique pour illustrer la prudence excessive du technicien espagnol. Selon lui, Arsenal se contente de gérer au lieu de porter le coup de grâce.

« Je n’ai pas vu le gros coup droit passer par-dessus, je ne l’ai pas vu se rapprocher à l’intérieur avec un uppercut », a imagé le consultant, déplorant une stratégie faite de « petits jabs » et de touches timides, là où la situation exigerait la puissance d’un poids lourd comme Lennox Lewis.

Un scénario cruel à l’Emirates

Sur le terrain, cette fébrilité s’est payée cher. Malgré l’ouverture du score contre son camp de Lisandro Martinez, Arsenal a craqué. Une erreur rare de Martin Zubimendi a permis à l’international camerounais Bryan Mbeumo d’égaliser pour les visiteurs. Patrick Dorgu a ensuite donné l’avantage à United d’une frappe puissante.

Si Mikel Merino a cru sauver le point du nul après un cafouillage dans la surface, c’est finalement Matheus Cunha, sorti du banc, qui a offert la victoire aux Mancuniens d’une frappe lointaine en toute fin de match. Une défaite qui, selon Ferdinand, ne laissera aux Gunners que leurs yeux pour pleurer s’ils laissent échapper ce titre.

0 Commentaires

Soyez le premier à commenter cet article.