La première place du championnat est reconquise, mais l’essentiel semblait ailleurs pour Miguel Cardoso. Alors que les Mamelodi Sundowns viennent de reprendre les commandes de la Betway Premiership grâce à une victoire étriquée contre AmaZulu (1-0), leur technicien a profité de la conférence de presse pour lever le voile sur une gestion humaine particulièrement intense. Sous le feu des critiques après des performances mitigées en Ligue des Champions de la CAF, l’entraîneur portugais a partagé une anecdote révélatrice sur l’atmosphère qui règne au sein du vestiaire.
**Un message sur la mort pour ressouder les vivants**
L’épisode remonte au début de la semaine. Cherchant à provoquer un électrochoc chez ses joueurs, Miguel Cardoso a opté pour une approche psychologique radicale, bien loin des schémas tactiques habituels. Selon les propos rapportés par *Sportswire*, le technicien a diffusé tard dans la nuit une séquence vidéo mettant en scène les derniers instants d’un acteur de la série *The Good Doctor*, décédé un 19 février.
« Lundi, je me suis réveillé à 6h du matin et j’ai demandé pardon à mes joueurs parce que je leur avais montré cette vidéo tard le soir », a confié l’entraîneur. L’objectif de cette manœuvre risquée était de transmettre un message d’urgence vitale au groupe : « J’ai partagé cela avec les garçons pour qu’ils comprennent mon message : nous devons être pleinement engagés dans le présent, dans le plaisir de se réveiller ensemble et de se battre pour quelque chose qui rend nos familles fières. »
**La quête d’un héritage moral**
Cette sortie médiatique intervient alors que les Sundowns ont dû batailler ferme au stade Moses Mabhida pour se défaire d’AmaZulu. C’est Marcelo Allende qui a finalement libéré les siens en fin de match, permettant aux « Brazilians » d’atteindre la barre des 38 points et de devancer les Orlando Pirates à la différence de buts.
Au-delà de cette comptabilité, Cardoso insiste sur la trace qu’il souhaite laisser en Afrique du Sud, se disant incompris par une partie des observateurs locaux. « L’Afrique du Sud ne comprend pas encore que Miguel est un homme bon qui veut donner le meilleur de lui-même », a-t-il déclaré, soulignant que la pression des dernières semaines s’était légèrement allégée avec ce résultat.
Pour l’ancien coach de l’Espérance de Tunis, l’héritage ne se mesure pas en trophées ou en argent, mais en impact humain. « Dans 50 ans, peu de gens se souviendront de nous, et dans 100 ans, plus personne. Pourquoi s’inquiéter de choses qui ne sont pas vraiment importantes ? Je ne veux pas que mes joueurs se souviennent de moi seulement comme d’un entraîneur qui les a aidés à gagner des choses. Je veux qu’ils comprennent que j’étais un homme bon. »


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