Violence en plein face-à-face : le verdict tombe pour l’agresseur de Boy Dakar avec une lourde mise à l’écart et une sanction financière

Les images de l’altercation survenue vendredi dernier ont rapidement fait le tour du monde de la lutte sénégalaise. Alors que le duel prévu début février devait constituer une étape importante pour les deux combattants, le face-à-face promotionnel a viré au règlement de comptes physique, envoyant l’un des protagonistes aux urgences. Saisie immédiatement du dossier, l’instance dirigeante n’a pas tardé à statuer sur le sort du fautif, prononçant des mesures disciplinaires d’une sévérité rare qui compromettent durablement la suite de sa carrière.

Le bureau exécutif de la Fédération Sénégalaise de Lutte (FSL), dirigé par Bira Sène, a rendu son verdict ce week-end. L’incident, qui a opposé Petit Baye Fall à Boy Dakar, ne restera pas impuni. Selon les éléments rapportés par nos confrères de Lutte TV, l’agresseur a écopé d’une suspension de trois ans ferme.

**Une exclusion totale des arènes**

La sanction administrative est assortie d’une mise au ban complète. La décision fédérale stipule que le lutteur Ibrahima Badiane, connu sous le nom de Petit Baye Fall, est suspendu de « toute activité relevant de la fédération sénégalaise de lutte » à compter de la notification officielle de la décision. Durant cette période de trois ans, il lui est formellement interdit de participer à une compétition officielle, de prendre part à des manifestations sous l’égide de la FSL, ou d’exercer une quelconque fonction liée aux activités fédérales.

Cette lourde décision fait suite à la violence de l’agression perpétrée vendredi. Lors de la traditionnelle séance de défi verbal, Petit Baye Fall avait asséné deux coups de poing au front de son adversaire après un échange de mots. Boy Dakar, évacué vers une structure hospitalière, s’est vu poser six points de suture, rendant impossible la tenue du combat initialement programmé pour le 7 février sous la bannière de Prezi Productions.

**Double peine : l’obligation de remboursement**

Au-delà de l’aspect sportif, la Fédération a ajouté un volet financier à la sanction. Le communiqué précise que le lutteur incriminé est tenu de « rembourser au promoteur l’intégralité de l’avance financière perçue dans le cadre du combat programmé ». Cette mesure vise à couvrir le préjudice causé à l’organisateur, dont l’événement est annulé du fait de cette indisponibilité disciplinaire et médicale.

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