Alors que la course au titre semble tourner à la démonstration avec une avance confortable au classement, le choc de ce dimanche revêt une importance capitale pour l’encadrement technique des leaders. Au-delà de l’arithmétique, c’est une question d’honneur qui se joue sur la pelouse après une récente désillusion dans une autre compétition.
Les Cityzens abordent cette rencontre au sommet de la Women’s Super League (WSL) avec un matelas de neuf points sur leurs poursuivants. Une situation idéale sur le papier, mais qui masque une rivalité complexe avec Chelsea cette saison. Les Blues restent la bête noire du leader, ayant infligé une défaite 2-1 plus tôt dans la saison grâce aux réalisations d’Aggie Beever-Jones et Maika Hamano, mais surtout en éliminant Manchester City en demi-finale de la League Cup la semaine passée.
C’est précisément cet échec récent qui sert de levier de motivation. Andree Jeglertz a clairement affiché ses intentions avant ce duel : l’heure est à la revanche. Selon des propos relayés par Hayters, le technicien insiste sur la nécessité de transformer la frustration de la Coupe en énergie pour le championnat.
Pour le coach, l’enjeu est de rester ancré dans le présent sans se laisser polluer par le contexte extérieur ou les projections de titre. « Nous parlons de prendre ce match maintenant… nous ne pensons pas à ce qui est en arrière-plan ni à ce qui va se passer ensuite », a-t-il martelé. Une victoire permettrait aux Cityzens de repousser Chelsea à douze longueurs, un gouffre quasi définitif à ce stade de la saison.
Le Suédois met toutefois en garde son groupe contre une suranalyse de la situation qui pourrait paralyser les jambes au pire moment : « Si vous commencez à trop faire cela, cela peut affecter les joueuses. » L’objectif est donc clair : oublier le calcul pour mieux tuer le suspense.
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