Zéro stade homologué dans l’un des pays hôtes : la CAF active une solution de repli majeure pour la CAN 2027

Attribuée en avril 2023 à un trio inédit réunissant l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie, l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2027 traverse une zone de turbulences. À trois ans de l’échéance, l’état d’avancement des infrastructures sportives suscite de vives inquiétudes au sein de l’instance dirigeante du football africain, obligeant cette dernière à anticiper un bouleversement de son calendrier.

Selon les informations relayées par Galsen Foot, s’appuyant sur un rapport d’inspection de la CAF consulté par Le Monde, deux des trois pays désignés accusent des retards significatifs sur leurs chantiers. L’Ouganda concentre une grande partie des réserves de la confédération. Le document indique que le pays ne dispose actuellement d’aucune enceinte répondant aux critères de la catégorie 4, le standard indispensable pour abriter la compétition. Les alertes portent spécifiquement sur le site de Hoima, à l’ouest du pays, et sur les travaux de rénovation du stade Nelson-Mandela de Kampala, d’une capacité de 45 202 places.

Le Kenya se trouve également sous la pression des inspecteurs. Déjà sanctionné par le passé pour des défaillances logistiques, avec les retraits de la CAN 1996 et du CHAN 2018, le pays a été rappelé à l’ordre concernant le Centre sportif international Moi et le stade Talanta de Nairobi. Cette dernière enceinte de 60 000 places, censée être livrée fin 2025, cristallise les doutes des instances, bien que les pouvoirs publics locaux maintiennent leur calendrier pour une livraison en juillet prochain. Le rapport pointe par ailleurs des lacunes dans l’harmonisation des réseaux de transport et d’hébergement entre les nations hôtes. Au sein de ce ticket tripartite, seule la Tanzanie respecte actuellement son tableau de marche.

Face à cette situation, la Confédération Africaine de Football structure un plan B. Les discussions en cours, impliquant plusieurs dirigeants de délégations africaines, s’orientent vers une délocalisation. L’Afrique du Sud est identifiée pour reprendre l’intégralité de l’organisation du tournoi en 2027. Cette option offrirait au trio est-africain un délai supplémentaire pour achever ses chantiers, avec l’éventualité de reporter leur statut d’hôte à l’édition 2028. En parallèle, le Rwanda s’est positionné pour intervenir et remplacer numériquement l’un des pays défaillants si le format à trois organisateurs devait être maintenu pour 2027.

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