La chasse est ouverte en Premier League, mais l’entraîneur de Manchester City refuse de la transformer en guerre psychologique. Alors que son équipe accuse un retard de cinq points sur Arsenal (avec un match en moins) avant le déplacement crucial de ce samedi à Leeds, Pep Guardiola a tenu à marquer une distance nette vis-à-vis de la situation de son ancien adjoint, Mikel Arteta.
Face à la presse, le technicien catalan a été invité à dire s’il pouvait s’identifier à la pression ressentie par Arteta, en quête d’un tout premier sacre en championnat. La réponse de l’intéressé, relayée par PLZ Soccer, s’est voulue aussi brève que déconcertante : « Je ne m’en souviens pas. Je ne suis pas là pour donner des conseils à Mikel. » Une manière pour l’Espagnol, fort de six titres de champion avec City et autant avec Barcelone et le Bayern, de souligner le fossé d’expérience sans pour autant entrer dans le jeu des comparaisons directes.
Cette sortie médiatique intervient alors que les Citizens semblent avoir retrouvé leur rythme de croisière. Après un début d’année civile frustrant, marqué par une seule victoire en six rencontres, le champion en titre est revenu dans la course. Guardiola assure pourtant ne pas se projeter sur un duel tendu dans la dernière ligne droite : « Quand nous étions dans cette incroyable course contre Liverpool il y a des années, je ne le savais pas avant que cela n’arrive et je ne le sais pas maintenant. C’est Elland Road, et c’est la seule préoccupation dans mon esprit. »
**Une gestion physiologique repensée**
Au-delà de l’aspect mental, le staff mancunien a profité d’une rareté dans son calendrier. Pour la première fois en 2026, l’équipe n’a disputé aucun match de milieu de semaine au cours de la quinzaine écoulée. Une opportunité que Guardiola a immédiatement convertie en temps de repos, accordant trois jours de pause à ses joueurs après la victoire contre Newcastle.
« À partir de septembre, octobre, vous n’avez pas de longues semaines », a expliqué l’entraîneur. « Le moment où vous pouvez en avoir, j’ai appris dans ce pays que moins, c’est mieux. Quand nous pouvons nous entraîner moins parce que le calendrier le permet, nous devons le faire, pour nettoyer les têtes et les jambes afin de revenir meilleurs. »
Ce regain de fraîcheur sera nécessaire, car l’horizon européen s’est également éclairci vendredi avec le tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des Champions. City retrouvera le Real Madrid, détenteur de 15 titres européens. Une perspective qui n’effraie pas le technicien : « Tant que nous jouons contre les meilleures équipes de l’histoire de la compétition, nous apprenons, nous nous améliorons et nous serons meilleurs à l’avenir. »
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