Ce devait être une simple rencontre de championnat, un duel classique de la 16e journée de National 2. Mais le déplacement de l’US Chantilly sur la pelouse du SC Furiani Agliani a largement dépassé le cadre sportif pour se déplacer sur le terrain judiciaire. Au cœur de cette démarche officielle : des attaques verbales ciblées visant l’intégrité de plusieurs joueurs, dont deux Sénégalais de l’effectif, qui ont poussé la direction du club picard à réagir fermement.
Selon les éléments rapportés par nos confrères de Wiw Sport, le club de l’Oise a officiellement annoncé le dépôt d’une plainte pour « injures raciales » et « provocation à la haine raciale ». L’incident ne se limite pas à des invectives descendant des tribunes. L’US Chantilly pointe une responsabilité plus directe de l’organisation locale, dénonçant des propos tenus par des commentateurs lors de la retransmission du match en direct sur Facebook.
**Des attaques documentées par la vidéo**
Les faits rapportés sont d’une violence explicite. Omar Ndiaye et Arouna Sy, les deux joueurs sénégalais du groupe, ainsi que l’ensemble de l’équipe, ont été la cible de qualificatifs dégradants. Le dossier constitué par le club s’appuie sur des enregistrements vidéo où fusent des insultes telles que « renoi de merde » ou des comparaisons animalières. L’injonction « rentrez au Sénégal » a également été clairement identifiée parmi les propos tenus.
La direction cantilienne insiste sur la gravité du contexte de diffusion. En confiant le micro à des individus auteurs de ce qu’elle qualifie d’« indignité absolue », le SC Furiani Agliani aurait, selon la plainte, contribué à la propagation de ces discours haineux au-delà de l’enceinte du stade.
**La FFF et les associations saisies**
Face à ces événements, la réponse de l’US Chantilly se veut institutionnelle et collective. Outre la plainte pénale, le club a saisi la Commission de Discipline de la Fédération Française de Football (FFF). L’objectif est d’obtenir des sanctions sportives à la hauteur du préjudice moral subi par les joueurs.
Pour appuyer sa démarche, la formation de National 2 a également sollicité le soutien d’associations de lutte contre le racisme, invitées à se porter partie civile aux côtés des joueurs visés. La documentation complète des faits a été finalisée et transmise aux autorités compétentes.
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