La course au titre en Angleterre prend une nouvelle tournure arithmétique. Alors que Manchester City revient fort, le partage des points concédé par Arsenal face à Brentford modifie la donne comptable, mais pas nécessairement mentale selon l’un des cadres du vestiaire qui refuse de céder à la panique ambiante.
La dynamique s’est inversée le temps d’un week-end. Avec la victoire facile de Manchester City contre Fulham combinée au match nul d’Arsenal au Gtech Community Stadium, l’avance des Gunners en tête de la Premier League a fondu, passant de six à quatre unités. Une réduction de l’écart qui pourrait fragiliser les esprits à l’approche du sprint final, mais que le vestiaire londonien aborde avec une philosophie bien précise.
Interrogé sur la gestion de cette pression croissante, Declan Rice a livré la clé psychologique adoptée par le groupe. Dans des propos relayés par Hayters, le milieu de terrain international insiste sur la nécessité d’une imperméabilité totale face aux commentaires externes. « Nous devons faire abstraction du bruit extérieur », a martelé l’Anglais. Selon lui, c’est cette discipline mentale qui permettra au club de tenir la distance : « Nous l’avons très bien fait jusqu’ici. Les gens vont parler de la course au titre et d’Arsenal, mais nous avons un groupe vraiment calme. »
Loin de considérer ce résultat nul comme une contre-performance, l’ancien joueur de West Ham préfère valoriser le point pris à l’extérieur. « Je ne suis pas naïf au point de penser que Brentford est un adversaire facile. C’est l’une des meilleures équipes du championnat », analyse-t-il, qualifiant ce score de parité d’étape positive dans leur parcours, même si la volonté initiale était évidemment de l’emporter.
Sur le terrain, la rencontre a été disputée. Arsenal avait pourtant ouvert le score grâce à Noni Madueke, avant de voir Keane Lewis-Potter égaliser de la tête pour les Bees. Les deux formations ont eu leurs opportunités de rafler la mise, notamment par Gabriel Martinelli pour les visiteurs et Igor Thiago pour les locaux.
Lucide sur la physionomie du match, Rice décrit une rencontre « divisée en plusieurs phases », où Arsenal a parfois « suffoqué » après son but. Pour le milieu de terrain, la saison reste « des montagnes russes » où la perfection sur 70 matchs est impossible. La consigne reste donc inchangée pour les hommes de Mikel Arteta : « Nous jouons contre les meilleures équipes semaine après semaine. Nous devons continuer à pousser, croire en nous-mêmes et contrôler ce qui est contrôlable. »
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