Si le talent du joueur n’est pas en cause, la nature du jeu de Brentford a dicté un choix radical du staff d’Arsenal dès la mi-temps

Le partage des points concédé face à Brentford (1-1) ne constitue pas seulement une mauvaise opération comptable pour Arsenal dans la course au titre. Cette rencontre a également été marquée par une décision de gestion forte concernant Eberechi Eze, titularisé pour la première fois en Premier League depuis la mi-décembre. Alors que les Gunners cherchaient à consolider leur avance, le milieu offensif a cédé sa place dès le retour des vestiaires, une manœuvre sur laquelle le technicien espagnol a tenu à s’expliquer.

L’attente était grande autour du retour d’Eze dans le onze de départ, lui qui n’avait plus débuté une rencontre de championnat depuis la victoire contre Wolverhampton. Pourtant, son temps de jeu s’est limité aux quarante-cinq premières minutes avant d’être suppléé par Martin Odegaard. Interrogé par nos confrères de Hayters à l’issue de la rencontre, Mikel Arteta a levé le doute sur la nature de ce changement : il ne s’agissait pas d’une sanction, mais d’une réponse structurelle au défi posé par les « Bees ».

Selon les explications fournies par l’entraîneur des Gunners, c’est l’intensité du pressing adverse qui a dicté cette réorganisation. « En raison de la manière dont ils pressaient, je pense que nous avions besoin d’un autre type de profil pour leur poser beaucoup plus de problèmes dans ces zones spécifiques », a détaillé Arteta. L’objectif était de reprendre le contrôle du jeu, une mission partiellement accomplie avec l’entrée du Norvégien : « Je pense qu’il [Odegaard] est très bien entré dans le match, et l’équipe est passée à la vitesse supérieure avec plus de menaces pour arriver dans les zones que nous visions. »

Au-delà de l’aspect purement tactique de cette rencontre, la question de l’adaptation d’Eze à son nouvel environnement reste centrale. Le manager d’Arsenal a tenu à protéger son joueur, soulignant la difficulté de s’exprimer face à un bloc aussi physique que celui de Brentford. « Ce n’est pas facile quand on arrive dans un nouveau club, c’est toujours comme ça », a-t-il tempéré. Arteta a insisté sur la physionomie du match, peu propice aux créateurs : « Quand vous jouez contre une équipe comme celle-ci, et que le ballon n’est souvent pas au sol, et que vous devez constamment casser le jeu […] c’est plus difficile, surtout pour les joueurs offensifs et créatifs. »

Ce résultat nul a des conséquences immédiates au classement, l’avance d’Arsenal en tête du championnat fondant de six à quatre points. Conscient que Manchester City sera « impitoyable » jusqu’à la fin de la saison, le staff londonien refuse de céder à la panique. « Nous allons rester calmes, nous allons avoir la volonté et nous préparer à gagner chaque match », a conclu Arteta, fixant le cap jusqu’au mois de mai.

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